Renaud Meyssonnier est arrivé en France vendredi 10 juin après huit mois dans une prison népalaise. Le jeune Auvergnat avait été condamné à un an d'emprisonnement, accusé d'avoir fait entrer de la fausse monnaie au Népal. Il a bénéficié d'une grâce présidentielle. Il livre ses premières impressions.
Vos premières impressions après quelques heures sur le sol français ?
Ca fait bizarre d'entendre parler français !!! Cela fait treize mois que je suis parti. Ca fait drôle de passer du monde de la prison népalaise à l'aéroport.. Il y a un énorme écart de richesses...
Comment se sont déroulées les démarches pour votre libération ?
J'étais depuis une dizaine de jours dans les locaux de la police de l'immigration. Le temps de finaliser la procédure d'expulsion. Mon dossier s'est finalisé rapidement... Tout est allé très vite.
Comment vous sentez-vous ?
C'était très émouvant de retrouver ma mère - je ne l'avais pas vue depuis trois mois - mes frères, et les personnes venues m'accueillir... Depuis que je suis arrivé en France, je discute avec les gens, je donne des interviews. Je suis fatigué et soulagé en même temps. je relâche un peu tout. Cela a été éprouvant depuis huit mois, le stress pour ma libération et les conditions de détention. C'est beaucoup de soulagement. Je suis content d'avoir évité de faire les mois de prison qui restaient. J'ai fait les deux tiers de ma peine.... Pour moi, cette décision de me libérer avant annule un peu l'erreur de la justice népalaise.
Qu'allez-vous faire maintenant ?
Je vais rester un peu en famille en région parisienne, puis rentrer un peu en Auvergne (Renaud Meyssonnier est originaire de Paulin, près de Monistrol-sur-Loire en Haute-Loire. NDLR). J'ai plein de monde à retrouver et à remercier pour leur soutien là-bas.