Bébé intoxiqué dans une crèche : la garde à vue de l'auxiliaire de puériculture prolongée

Publié le Mis à jour le
Écrit par Faustine Magnetto .

Un bébé de 11 mois a été retrouvé inconscient dans une crèche de Lyon. La petite fille serait décédée après avoir ingurgité un produit toxique ce mercredi 22 juin. Une enquête pour "homicide involontaire" est ouverte.

Un accident domestique fatal dans une crèche lyonnaise. Une petite fille âgée de 11 mois a été prise en charge par les sapeurs-pompiers ce mercredi 22 juin dans la crèche privée People & Baby à Lyon 3eme, place Danton. L’enfant aurait ingurgité un produit toxique. Transportée en urgence à l’hôpital mère enfant de Bron, elle est finalement décédée.

Si les circonstances du drame ne sont pas encore connues, une enquête a été ouverte pour  "homicide involontaire" par le parquet de Lyon. Une auxiliaire de puériculture âgée de 27 ans a été placée en garde-à-vue après les faits. Ce vendredi, cette garde-à-vue a été prolongée. 

Dans les plus de 460 000 établissements d’accueil du jeune enfant que compte la France,  "fort heureusement, c’est un accident d’une extrême rareté " assure Géraldine Chapurlat, juriste spécialisée des modes d’accueil des jeunes enfants.

Quelle responsabilité engagée ?

« Au vu de la gravité de l’incident, il se pourrait que la responsabilité pénale des professionnels soit engagée comme celle du gestionnaire de l’établissement  » détaille la juriste et formatrice Formaneo auprès des structures et personnels.

Dans les crèches publiques, privées ou les micro-crèches, il faut un personnel encadrant pour cinq enfants qui ne marchent pas et un encadrant pour huit enfants qui marchent.

Les micro-crèches, des structures « light »

La crèche Danton à Lyon est une micro-crèche ouverte à 10 enfants de 10 semaines à 3 ans. Ce type d’établissement a été lancé en 2010 pour permettre aux structures d’accueillir moins d’enfant, maximum 12. A contrario, les crèches classiques accueillent plus d’une vingtaine d’enfants selon le nombre de personnels. En plus de la capacité d’accueil, la composition des équipes diffère.

"Ce sont des structures light au niveau du règlement. Contrairement aux autres crèches, elles ne sont pas soumises à l’obligation d’avoir dans ses rangs 40% de personnels diplômés de niveau 3 comme des auxiliaires de puériculture, des infirmiers ou éducateurs pour jeunes enfants par exemple. Dans ces établissements, ils sont remplacés par des personnes ayant un CAP accompagnement de la petite enfance" souligne Géraldine Chapurlat.

Pour la juriste, ce fonctionnement est paradoxal car les « parents payent plus cher imaginant que ce sera mieux alors que le service est parfois moins qualitatif ».

Aujourd'hui, l'ensemble du secteur de la petite enfance souffrent de difficultés à recruter du personnel qualifié.

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