Givors. Interpellation de l'auteur présumé de la lettre d'insultes et de menaces au maire

L'auteur de la lettre d'insultes et de menaces adressée au maire de Givors, Mohamed Boudjellaba, en août dernier, a été interpellé et placé en garde à vue. Il passera ce vendredi 4 septembre, en comparution immédiate à Lyon.

Mohamed Boudjellaba a porté plainte suite à un courrier anonyme contenant des insultes racistes et des menaces de mort.
Mohamed Boudjellaba a porté plainte suite à un courrier anonyme contenant des insultes racistes et des menaces de mort. © Richard MOUILLAUD / MaxPPP
Le "corbeau" auteur de la lettre d'insultes et de menaces adressée au maire de Givors, Mohamed Boudjellaba, en août dernier, a été interpellé. Il est en garde à vue. Le maire que nous avons contacté confirme l'arrestation et la garde à vue à l'Hôtel de police de Givors.
 

C'est un pauvre gars

Mohamed Boudjellaba, maire de Givors

En août dernier, le maire divers gauche et EELV de Givors, commune de la Métropole de Lyon, Mohamed Boudjellaba, recevait une lettre anonyme de quatre pages, "4 pages de calomnie, de haine raciale et de menaces", indique l'élu sur son fil Twitter. Il avait porté plainte dans la foulée.
Mohamed Boudjellaba avait également rendu publique l'affaire en dévoilant sur les réseaux sociaux des extraits de ce courrier haineux et violent à son égard... C'est une autre lettre de menaces qui a mis les policiers sur la piste. Celle reçue par Chamssa Mehaoua fin 2018. Une plainte classée alors sans suite malgré les soupçons que la jeune femme porte à un voisin.
 

Je ne m'entendais pas avec mes voisines du dessus. L'une d'elle sortait avec cet homme et je savais qu'il envoyait des lettres aux gens. Parfois des insultes comme bougnoule fusaient dans l'immeuble. Les mêmes insultes que dans la lettre. C'est dommage que ça doive atteindre le maire pour qu'ils l'interpellent.

Chamssa Mehaoua, victime du corbeau de Givors.

L'auteur présumé, Patrick D., aurait avoué les faits. Selon le parquet, il passera ce vendredi 4 septembre en comparution immédiate à Lyon.

De nombreux habitants et personnalités dont le ministre de la justice, Eric Dupont-Moretti, avaient témoigné leur soutien à l'édile Mohamed Boudjellaba. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, avait réagi sur Twitter en affirmant qu'il ne laisserait rien passer. 

 
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