"Air Cocaïne": les dirigeants de la compagnie basée à Lyon et les pilotes remis en liberté

Coté pilotes, l'Isérois Bruno Odos et le Lyonnais Pascal Fauret ont été soumis à un contrôle judiciaire tout comme les deux dirigeants de la
compagnie lyonnaise d'aviation en cause, SN-THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus. 
Pendant sept semaines de procès, les accusés avaient comparu libres devant la cour d'assises spéciale d'Aix en Provence.
Pendant sept semaines de procès, les accusés avaient comparu libres devant la cour d'assises spéciale d'Aix en Provence. © PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP
Les deux pilotes et les deux dirigeants de la compagnie d'aviation privée au coeurde l'affaire "Air Cocaïne" ont obtenu jeudi leur remise
en liberté devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, dans l'attente de leur procès en appel.

    Les deux pilotes, Pascal Fauret et Bruno Odos, comme les deux dirigeants de la compagnie lyonnaise d'aviation en cause, SN-THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, avaient été condamnés en première instance à 6 ans de prison par la cour d'assises spéciale à Aix-en-Provence, début avril.
 


Durant les sept semaines qu'avait duré le procès, ils avaient comparu libres, mais avaient été incarcérés au centrepénitentiaire d'Aix-Luynes à l'énoncé du verdict.
 
    Jusqu'à leur procès en appel, dont la date n'a pas été fixée, ils sont soumis à un contrôle judiciaire, qui leur interdit notamment de quitter la France métropolitaine et de prendre part à une activité aéronautique -à une exception: Pascal Fauret peut prétendre à exercer comme pilote d'avion bombardier d'eau.
    
Dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, sur le tarmac de l'aéroport de la station balnéaire de Punta Cana, la police dominicaine découvre 26 valises de drogue, calées dans les soutes et le "coin salon" d'un Falcon 50. Le jet privé s'apprêtait à décoller pour la France, via les Açores.

Quatre Français, les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret, et les passagers Nicolas Pisapia et Alain Castany, sont immédiatement arrêtés. Malgré leurs dénégations, ils seront condamnés par la justice dominicaine, en 2015, à vingt ans de prison.

Depuis, leurs destins se sont séparés : les pilotes sont parvenus à s'enfuir clandestinement vers la France, au terme d'une opération d'exfiltration aussi mystérieuse que rocambolesque. Les interrogatoires de ces deux anciens de l'aéronavale et de l'Armée de l'air aux casiers judiciaires vierges sont parmi les plus attendus dans la centaine de témoignages et d'auditions d'experts programmés au long des sept semaines de procès.
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