Alerte à la bombe : les trois sites de l'université catholique de Lyon évacués

Alerte à la bombe : les trois sites de l'université catholique de Lyon ont été évacués ce lundi 23 octobre, en milieu d'après-midi, à la suite d'un message menaçant. Les cours ont été suspendus pour la journée et doivent reprendre mardi.

Ce sont près de 7000 personnes, étudiants, professeurs et personnels de l'UCLy, université catholique de Lyon, qui ont été évacués ce lundi après-midi. Une évacuation éclair, en moins de 15 minutes, pour les trois sites : Saint-Paul, place Carnot et Annecy. 

Sur le site de Saint-Paul, situé tout près de la gare de Perrache, les images de l'évacuation du site UCLy installé dans l'ancienne prison lyonnaise, ont été diffusées sur les réseaux sociaux. 

Sur le site de la place Carnot, installé dans un ancien bâtiment militaire, même évacuation au même moment, pour les étudiants et le personnel. 

À Annecy, la préfecture de Haute-Savoie n'a pas pris l'alerte à la légère. "Par précaution, Étatservices de l'Etat ont décidé de procéder à l'évacuation du bâtiment jusqu'à la levée de doute", indiquent les autorités.

Alerte à la bombe et ultimatum

C'est une alerte à la bombe, comportant un ultimatum, que la direction de l'université a reçu vers 15h30. "Le message donnait 60 à 105 minutes avant l'explosion d'une bombe", explique Franck Pissochet, le responsable communication de l'institution universitaire, joint par téléphone. L'évacuation a aussitôt été ordonnée, "A Lyon, la police était sur place en dix minutes. À Annecy aussi, les policiers sont arrivés très rapidement", assure le responsable. 

Nulle trace d'un quelconque engin explosif. S'agit-il d'une mauvaise plaisanterie ? Du côté de l'UCLy, on est persuadé qu'il s'agit d'un message envoyé de l'extérieur. "Le message a été envoyé à l'université catholique de Lyon. Or, entre nous, on dit UCLy ou Fac catholique de Lyon," explique Franck Pissochet.

Fausse alerte, vrai agacement

Vérification a été faite auprès des autres universités catholiques, notamment à Paris, pour savoir si le même message avait été reçu. "Nous sommes les seuls à avoir reçu ces menaces", assure-t-on à Lyon. Le responsable ne cache pas son agacement. "Nous ne sommes pas spécialement inquiets, mais agacés, car ça risque de se reproduire. On n'a pas envie de faire comme Versailles", ajoute le responsable. 

Les trois sites de l'université catholique de Lyon sont déjà équipés de portiques aux entrées principales, certaines sorties ont été fermées, la sécurité et notamment la présence d'agents a été renforcée. Les cours ont été suspendus pour la journée et doivent reprendre mardi.

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