L’ancien homme d’affaires lyonnais Pierre Botton condamné à 5 ans de prison pour abus de biens sociaux

Le tribunal de Paris a condamné, ce mardi 2 juin, l’ex-homme d’affaires lyonnais Pierre Botton à 5 ans de prison ferme pour abus de biens sociaux, notamment. Il est visé par un mandat d’arrêt.

Pierre Botton en 2013
Pierre Botton en 2013 © maxnewsworldtwo188277 Thomas Padilla
Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet. 5 mois de prison ferme, 150 000 euros d’amende et une interdiction définitive de diriger une société ou une association. Telle est la sanction prononcée par la justice parisienne, ce mardi 2 juin, à l’encontre de Pierre Botton.

Cet ex-homme d’affaires lyonnais, déjà impliqué dans les années 1990 dans un scandale politique et financier, vient d’être reconnu coupable d'abus de confiance, d’abus de biens sociaux, de faux et de blanchiment de fraude fiscale. Il est désormais visé par un mandat d’arrêt.

"Pierre Botton a gravement porté atteinte à l'ordre public, économique et privé l'Etat de la perception de sommes importantes", a déclaré le président du tribunal. Ces faits sont "d'autant plus intolérables au corps social car ils ont été commis par une personne fortement médiatisée", a-t-il ajouté. Durant le procès, l’homme de 65 ans n’a cessé de clamer son innocence.

Pierre Botton faisait l’objet d’une enquête depuis 2017. Il était soupçonné d'avoir récupéré indûment et à des fins personnelles une partie de l'argent de ses sociétés et de son association "Ensemble contre la récidive".


L’affaire Michel Noir

Jeune homme d'affaires dans les années 1980, Pierre Botton était alors directeur de campagne et gendre de Michel Noir, ancien ministre (RPR) du commerce et maire de Lyon. Impliqué dans une affaire retentissante aux côtés de l’homme politique, il avait été condamné en appel en 1996 pour abus de biens sociaux. Il avait alors passé 20 moins en prison. 

A sa sortie, il avait décidé de mener une série de projets autour de l’environnement carcéral, devenant un interlocuteur des pouvoirs publics. Il avait fondé son association "Ensemble contre la récidive" dans la foulée, afin d’améliorer les conditions de détention des prisonniers et de lutter contre la récidive des délinquants. Elle avait alors reçu le soutien de grandes entreprises et de personnalités du sport et du spectacle.
 
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