D1 féminine: Lyon soulève un 15e trophée, chez les rivales parisiennes

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Écrit par DM (avec AFP)

Dimanche 29 mai 2022, les Lyonnaises ont décroché dimanche leur 15e trophée de championnes de France, parachevant leur saison de reconquête par un nouveau succès marquant chez leurs rivales parisiennes (1-0), tenantes du titre déchues qui ouvrent une période de reconstruction.

Comme un symbole, il fallait que cette saison connaisse son épilogue lors du sommet PSG-OL, l'affiche la plus attendue de la D1 féminine, celle qui cristallise le plus les tensions, celle qui résume aussi l'écart qui sépare le champion de son dauphin. La saison dernière, pour la première fois en quinze ans, le champion s'appelait Paris et le dauphin Lyon. Mais l'OL, piqué au vif par cette déroute inhabituelle, a rapidement su rebondir : 24 mois plus tard, le voici de nouveau en haut de la hiérarchie hexagonale, huit jours après avoir renoué avec le bonheur d'un titre en Ligue des champions, le 8e de sa grande histoire.



Cette semaine royale avait démarré par un succès flamboyant (3-1) face au FC Barcelone, tenant du titre écoeuré à Turin en finale de C1 samedi 21 mai. Elle se termine par une victoire fière au stade Jean-Bouin, face à un PSG au plus mal, dépassé dès la 3e minute par un but de Catarina Macario.

- 4 sur 5 pour l'OL contre Paris -

Avec huit points d'avance à une journée de la fin, l'OL ne peut plus être rejoint. Un nul lui aurait suffi dimanche, mais les partenaires de Wendie Renard n'ont pas laissé échapper l'occasion de battre leurs rivales pour la 4e fois en 5 confrontations cette saison.

"Les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. Paris nous pousse à nous surpasser, on s'est remises en question. Finir comme ça, c'est beau", a savouré la capitaine sur Canal+.

Ces huit points d'écart, un gouffre dans une D1 archi-dominée par ces deux clubs, résument à eux seuls la saison des deux équipes : quasi-parfaite pour l'OL, désastreuse pour Paris.



Le PSG, tout de même vainqueur de la Coupe de France, va devoir tout reconstruire, ou presque : l'entraîneur Didier Ollé-Nicolle a été mis à l'écart après un "geste déplacé" envers une joueuse, l'affaire de l'agression de Kheira Hamaroui n'en finit plus de polluer le vestiaire, et des changements sont déjà attendus dans l'organigramme de la section féminine.



Dans l'effectif, l'expiration du contrat de la meilleure buteuse Marie-Antoinette Katoto, encore l'attaquante la plus dangereuse dimanche, sera la priorité des prochains jours.  Dimanche, elle est sortie de la rencontre en boitillant, a priori touchée à la  cuisse gauche, une inquiétude à la veille de la liste des Bleues pour l'Euro.

- L'Euro, objectif commun -

Les spectateurs étaient un peu plus de 4300 dimanche soir dans un stade Jean-Bouin clairsemé, preuve que la ferveur entrevue en Ligue des champions cette saison, avec plusieurs records d'affluence partout en Europe, peine encore à se montrer durable dans le championnat français.

Pour entrevoir une saison 2022-23 plus suivie, au stade ou à distance, la D1 devra sans doute compter sur un Euro réussi des Françaises en Angleterre du 6 au 31 juillet.

Toujours à la recherche de leur premier titre international, les Bleues peuvent désormais se focaliser pleinement sur la compétition européenne, avec, pour une grosse dizaine de joueuses présentes dimanche soir, de réelles chances de figurer dans la liste de la sélectionneuse Corinne Diacre.

Présente à Jean-Bouin, Diacre a donné rendez-vous dès ce lundi, à 13h sur TF1,pour dévoiler l'identité de celles qui seront du voyage... Et cette fois-ci, Lyonnaises et Parisiennes partageront un objectif commun.

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