Dernier jour du Procès Preynat à Lyon: le jugement est mis en délibéré au 16 mars

Bernard Preynat et son avocat Me Doyez / © C. Busti
Bernard Preynat et son avocat Me Doyez / © C. Busti

Le procès de B.Preynat, ancien prêtre de la paroisse St-Luc, à Ste-Foy-Les-Lyon, s'est achevé ce 17 janvier. Une peine d'au moins 8 ans d'emprisonnement a été requise à l'encontre du septuagénaire poursuivi pour agressions sexuelles sur des scouts dans les années 80-90. Délibéré attendu le 16 mars.

Par Dolores Mazzola

16H30 : la déclaration de Bernard Preynat

« Je suis venu devant le tribunal dans le but d’être loyal, je n’ai pas menti dans mes prises de paroles et dans mes réponses, ma demande de pardon est sincère et je la réitère sincèrement auprès des victimes. Mais mes excuses vont aussi à l’Eglise que j’ai salie par mes agissements. » Il a aussi eu un mot pour A.Gourd a qui il demande pardon malgré son absence de souvenirs.

L'ancien prêtre a également demandé pardon aux familles. Pour terminer, il réaffirme avoir été fidèle à la promesse faite à Monseigneur Decourtray.

Le procès s'est achevé avec cette déclaration. Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu le 16 mars prochain, à 10 heures.


16h10 - Sur la sincérité de Bernard Preynat

« S’il y a un point à considérer : depuis 91, il ne s’est plus rien passé. Il est certainement agité par des démons, des démons qu’il maîtrise, comme quelqu’un qui lutte contre son addiction. Il y a des gens qui sont plus forts que l’aide qu’on leur apporte, au nom d’autres principes ! » rappelle Me Doyez.

"Bernard Preynat n’a pas attendu d’être jugé et d’être condamné pour arrêter. Je vis difficilement le fait que rien ne lui soit reconnu que l’on passe sous silence la lutte qui a été la sienne pour redevenir un homme… Il y a peut-être un moment où il faut reconnaître aux gens leur sincérité et leur volonté de changement."

Me Doyez rappelle que Bernard Preynat a fait le choix d’être présent à son procès, malgré sa santé fragile, pour ne pas priver les victimes de sa présence. « Ce n’est pas de l’ordre du courage, c’était son devoir et ça a été une épreuve pour lui ! ».

« Il y a dans l’excès de la réclamation, tout le caractère décalé d’une réponse d’actualité à des faits du passé, » selon la défense. « Ce que réclame Mme le procureur de la République est tout à fait démesuré ! »

L'avocat n'a cependant pas cherché pas minimiser la responsabilité de son client : "Il a beaucoup agressé, il a fait beaucoupde mal" , tout en mettant en garde Me Boudot, avocat d'une partie civile sur les statistiques. 

En conclusion : « La réponse (du tribunal) doit le remettre dans la communauté des Hommes ». Me Doyez rappelle que son client est âgé de 75 ans et qu'il est malade. Son dernier mot sera « Humanité ».



15h50 : sur la responsabilité des parents !

"Juger 30 ans après, c’est compliqué !" ... "Ce qu’il a fait, c’est lui (Preynat) qui doit en répondre, mais que fait-on de ce qu’on l’on vient d’apprendre ? Va-t-on au tribunal, à l’Evêché ? C’est l’Evêché qui a été actionné ! La demande ne concernait pas un traitement pénal !" rappelle Me Doyez à propos des actions menées par les parents des victimes, notamment les parents de François Devaux.

"L’Eglise aujourd'hui se fait un devoir de tout transmettre (au parquet), ce n’était pas le cas à l’époque ! " rappelle la défense.

"Etre parent c’est être responsable de choix quand son enfant est victime. La voix, il n’y en avait qu’une !"  Pour Me Doyez, les parents ne voulaient pas que l’Eglise soit « éclaboussée ».

Il revient sur les termes de ces parents de victime dans une lettre : "Nous n'avons  pas eu la lâcheté ou l'outrecuidance de porter plainte." 


15H40 Sur les aveux d'un Bernard Preynat, allergique au mensonge

 

"L’effet du temps sur les certitudes a un effet dévastateur," explique l’avocat qui a rappelé que Bernard Preynat était jugé pour des faits datant de plus de 30 ans. A propos des déclarations des victimes, " leur évolution interroge, " affirme Me Doyez qui évoque des déclarations des parties civiles qui n’ont pas toujours été constantes dans le temps et au fil de la procédure. 

"Bernard Preynat a dit ce dont il se souvenait, je vis avec beaucoup de difficulté ce procès en sincérité de la part de l’accusation," déplore Me Doyez.

" Il aurait pu opposer un « n’importe quoi » à ce dont on l’accusait. Mais il va participer à l’œuvre de justice. Un fait qui traduit l’état d’esprit du bonhomme, le positionne ", indique l’avocat de la défense. "Cet homme, ce qu’il a dit, ce n’est pas moi qui lui ai dicté ; quand on l’interroge, il va dire ce qui s’est passé ;  allant même jusqu’à dire que les choses sont allées plus loin avec trois garçons." La défense rappelle également que "sans ces aveux, on serait dans une forme de difficulté"

Et d'ajouter un peu plus tard : « ce qu’il vous a fait à tous, lui vaut d’être là aujourd’hui. Au-delà de 91, il n’y a plus rien eu ! » affirme Me Doyez.

"La culpabilité est acquise, sauf peut-être pour vous M.Gourd ; Bernard Preynat m’a demandé s’il devait mentir et dire « je m’en souviens ». Si vous vous en souvenez, votre souvenir justifie qu’il soit condamné mais ne lui demandez pas de mentir, même pour satisfaire votre attente," 



14H50 : la parole à la défense de Bernard Preynat

Me Doyez prend la parole :"Je vous demande de retenir le mot prescription, qui pourrait être vécu comme un crachat ou une injure " pour les victimes. "Il y a dans ce dossier un problème de droit".
"Ce dossier renvoie au fait que les lois se succèdent, qu'il faut modifier ce qui ne convient plus et il faut admettre que la société n’a pas toujours été aussi protectrice de l’enfant."

Il évoque également sans la nommer l’affaire Matzneff et parle d'une société (de l'époque) "non choquée par les faits que vous jugez aujourd’hui". Pour la défense, "l’important c’est que l’avenir apporte des solutions, que la loi s’améliore". Le procès de Bernard Preynat, selon lui, "ce n’est pas le procès d’une époque, ce n’est pas le procès d’une société".

"La prescription n’existe pas pour rien !" indique Me Doyez. "C’est un outil du droit qui est un outil nécessaire." Mais ce n'est pas une négation de la souffrance des victimes ou un mépris de cette souffrance. 


14H30 : l'audience est suspendue

13H40 : Une peine de 8 ans de prison requise

"M.Repoux lui a pardonné : quelle force de caractère," a déclaré le procureur dans son réquisitoire en évoquant les parties civiles. Mme Sauves a aussi évoqué les victimes prescrites. Elle a prononcé leur nom devant le tribunal. Une longue liste... les noms des victimes de Bernard Preynat ont été prononcés à plusieurs reprises dans ce réquisitoire.

Concernant la peine demandée : « le ministère public est en charge de la défense de l’intérêt général, je vais requérir une peine d’emprisonnement ferme, à la stricte mesure de la gravité et de la multiplicité des agressions qu’il a commises. ». Elle rappelle que Bernard Preynat a un casier judiciaire qui ne porte aucune condamnation et n’a pas fait un seul jour de détention préventive.
Dans ce dossier qualifié de « stupéfiant, grave, effrayant, désespérant et hors norme … pour des faits commis entre 1986 et 1991 », « après tout ce temps passé, la souffrance des victimes est encore palpable… ». Le procureur a requis « une peine d’emprisonnement qui ne soit pas inférieure à 8 années ». Peu auparavant, elle a indiqué que son âge ne pouvait être une excuse.


13h10: le réquisitoire de Mme Dominique Sauves (vice-procureure) débute par le débat sur la prescription

 Sur la question de la prescription "531 cotes, 5 tonnes, 36 victimes (dont certaines prescrites) et 4 jours d’audience. La procédure a débuté en 2015 et s’achève après 4 ans et demi de procédure, le temps que les langues se délient," énonce le procureur. Elle parle de "faits nauséabonds ". "Bernard Preynat a été actif durant la procédure," explique-t-elle. Les actes de Preynat " consistaient à effacer judiciairement des victimes par le jeu de la prescription". " Bernard Preynat a été très actif pour retarder le procès, avec deux chevaux de bataille : prescription et victimisation pour se justifier."

Selon elle, Preynat mène un combat de procédure pour effacer ses actes d’un coup de plume. Mais elle précise que le combat sur l’application de la loi dans le temps n’est pas encore terminé. "C’est la cour de cassation aura le dernier mot s’il faut aller jusque-là".

"C’est le procès d’un homme qui a mis en place un système lui permettant de satisfaire ses pulsions. Il a reconnu, a présenté des excuses, parfois du bout des lèvres, il a une mémoire sélective. Il ne peut plus échapper à une condamnation sauf s’il y a prescription," précise le procureur.

"Mais de quoi et de qui parle-t-on ? Mais qu’est ce que ce dossier ?" demande Mme Sauves. "C’est le dossier de toutes les contradictions, pour le procureur. Preynat c’est celui qui tord le cou aux valeurs qu’il a appris….Il s’appuie sur une totale confiance du charisme qu’il inspire," constate-t-elle.

« Il donne le sentiment d’écouter la souffrance de ces enfants, d’écouter mais pas d’entendre… » « Bernard Preynat, à l’automne de sa vie, présente malgré lui, un physique bien éloigné de ce qu’il était, » selon les victimes. Evoquant sur les propos des experts, pour le procureur, "le comportement de Preynat à l’audience fait partie de son système de défense".

Les victimes devenues des adultes aujourd’hui doivent supporter le regard des autres.

 « Grâce à vous Bernard Preynat, ces actes, grâce à l’énergie dont vous avez fait preuve pour retarder l’échéance de ce procès, ce procès très médiatique, permet de dire que le masque est tombé ! »

Mme D.Sauves rappelle les chefs d’accusation : Bernard Preynat est poursuivi des chefs d’agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité et le procureur énonce la liste des 10 parties civiles, les 10 victimes non prescrites. La peine encourue : 10 ans, selon le principe de non cumul des peines qui caractérise de le droit français.

Elle évoque la prescription « qui obéit aussi à des lois » ; une prescription qui permettrait à Bernard Preynat de « ressortir blanchi » de cette affaire. La procureur évoque la législation qui s’applique dans le cadre des mineurs victimes d’agressions sexuelles (Article 7, 8, des  lois de 89,  95,  98, arrêt du 2 décembre 98, 9 mars 2004 )

Elle rappelle enfin que "l’objectif de la loi est de protéger les victimes et pas leur agresseur". En conséquence, pour le procureur, l’application des lois successives permet de dire que l’intégralité des faits ne sont pas prescrits, à l’exception de M.Sarrazin.



11H00 : l'audience est suspendue. Elle reprend à 13H avec le réquisitoire.

10H30 : conclusion des plaidoiries des parties civiles avec Me Sauvayre 

C'est Me Yves Sauvayre qui termine les plaidoiries des parties civiles, comme lors du procès de appel du Cardinal Barbarin à Lyon.
L'avocat de Stéphane Hoarau à l’adresse de la Présidente : "ce procès va donner lieu contre Bernard Preynat une condamnation. Celui-ci a échappé à la Cour d’assises car la prescription lui a tendu la main !"

"Bernard Preynat, je ne vous aime pas car vous avez enfreint les plus élémentaires précautions que l’on doit avoir vis-à-vis du corps de l’enfant. Le corps de l’enfant est un sanctuaire, il l’était il y a 20 ans, il y a 30 ans!" 

"Pas d’esbrouffe, Bernard Preynat !" s'exclame aussi l'avocat un peu plus tard. 

Concernant cet "homme repentant", explique Me Sauvayre, c’est "son troisième rôle" , après l’homme lumineux et charismatique, puis l’homme de l’ombre, "Bernard Preynat est dans son troisième rôle, celui du mensonge," explique l'avocat. 

Bernard Preynat, selon Me Sauvayre, "a menti pendant 30 ans sans avoir à en pâtir", "il n'a jamais eu le moindre regret de ce qui s’est passé". Il a été rappelé à l’ordre plusieurs fois, mais ça c’est réglé " entre nous ". " En 1990, lorsque les choses deviennent publics, ce n’est plus en petit comité que l’on va régler les problèmes," déclare l’avocat qui évoque "un tirage d’oreille" du Cardinal Decourtray.

Me Sauvayre revient à son client. Lorsque Stéphane Hoarau est envoyé chez Mme Champavert, alias Thénardier selon Me Sauvayre, il est « un peu crépu », « un peu moins blanc qu’aujourd’hui », « alors on va décider de le remettre dans le droit chemin », « on va l’accompagner chez les scouts et on va attendre que ça se termine dans la voiture ! » Mme Champavert savait-elle ? Stéphane Hoarau a des doutes.
Quand l'enfant devient plus difficile, l’avocat évoque alors une vie qui bascule: Stéphane Hoarau va être envoyé dans une autre famille d’accueil et dans un foyer….
Me Sauvayre revient sur les difficultés de son client avec sa paternité, les craintes et appréhension par rapport à ses gestes… « le préjudice, il est là ! ».

Pour Me Sauvayre, la duplicité de Bernard Preynat est « un élément moteur de sa vie ». Il ne croit pas au changement de l’ancien prêtre. Il évoque aussi les commodités de la confession et de l’absolution : « on peut passer à autre chose ».

« Les mots sont insuffisants pour traduire la peine et le sentiment de solitude d’un homme, » évoquant son client. « Il a une faute majeure Preynat: il va fragiliser la conviction de certains catholique, il va créer un sentiment d’insécurité, on n’a confiance en plus personne, » précise Me Sauvayre. « Il a créé une insécurité absolue Bernard Preynat, » martèle l’avocat.

"S'il croit en Dieu, il va falloir qu’il s’explique plus tard et ailleurs, sans avocats ! j'y crois ! Il va falloir qu'il rende des comptes, " assure Me Sauvayre en parlant de Bernard Preynat.

Me Sauvayre achève sa plaidoirie sur le fait que "la contrepartie pécuniaire est un peu indécente, un peu triviale". 


10H15 : L’Association de La Voix de l’Enfant à la barre

Me Steyer revient sur l'omerta dans l'Eglise en matière d'agressions sexuelles sur mineurs. Elle évoque aussi les pédophiles comme des "personnes magnétiques". Elle évoque des "résistants" en parlant des victimes qui ont osé brisé le silence, mais aussi de celles qui n'ont pas pu ou pas osé parler. Elle évoque " le secret dans lequel ces enfants ont été emmurés ".

Me Steyer fait également référence à la justice des mineurs et à l’Ordonnance de 1945, Elle insiste sur le fait que la France soit le seul pays à avoir pris en compte les mineurs, notamment avec l’instauration d’un juge pour enfant à partir de cette date. Exit la question d’une société qui à l’époque des faits minimisait la parole de l’enfant, prenant notamment le contrepied du premier expert psychiatre. 


9H50 : la plaidoirie de Me Briand, avocat de Benoît P., entendu en huis clos partiel

L’avocat comme sa plaidoirie par une référence cinématographique, pas au film de François Ozon "Grâce à Dieu", mais avec le film "Spotlight" sorti en 2015 et qui retrace l'enquête des journalistes américain du Boston Globe. Une enquête qui a dévoilé un scandale impliquant des prêtres pédophiles couverts par l'Église catholique dans la région de Boston.
« Quand Preynat nous dit, l’Eglise m’avait fait confiance, ce n’est pas ça. L’Eglise dans les années 90 voulait étouffer les affaires de ce type en déplaçant les prêtres », explique Me Briand. Son client n’est pas à l’origine de la dénonciation des faits, « contrairement à d’autres victimes, il n’a pas révélé les faits à ses parents, » explique l’avocat. Son audition a été particulièrement tardive (novembre 2018), il n’y a eu d’audition des membres de sa famille.

« Le père Preynat était dur, autoritaire et impressionnant. Il faisait peur, » a expliqué Benoît P. Quelles ont été les conséquences de ces agressions pour Benoît Patet : de fortes inhibitions, explique son avocat.
L’avocat évoque un enfant joyeux, « qui aimait la vie » avant les faits. Son client ne peut dire combien de fois il a subi les faits, combien de fois il s’est « rendu sous la tente » en compagnie du Père Preynat.
« Il a vraiment eu un parcours de vie particulièrement bouleversé ». « Il présente un échec scolaire, une vie sentimentale quasi inexistante et un mal de vivre, » détaille l’avocat. "Jusqu’en classe de première tout allait bien, » jusqu’à un épisode de décompensation psychotique."
En juin 2007, il a entamé une psychanalyse. Il est diagnostiqué schizophrène. Il est aujourd’hui suivi dans un centre médico-psychologique en Isère et fait l’objet d’un traitement adapté. Benoît Patet a été entendu par le tribunal dans le cadre d’un huis-clos partiel.

Pourquoi n’a-t-il pas révélé les faits à ses parents ? « La famille avait une conception particulière : sacrifice et travail, avec une conception rigoriste de la religion » ; Sa maladie se révèle en 1995, lorsqu’il a une décompensation. Ce qu’il a vécu avec le père Preynat a-t-il pu déclencher sa maladie ? l’avocat ne peut être formel. Son client a également vécu un autre épisode difficile : le départ de son frère.
Me Briand doute de la sincérité des demandes de pardon de Bernard Preynat. Des demandes de pardon « mécaniques ». Il doute de sa compassion à l’égard de toutes les victimes. Il note cependant que Bernard Preynat a tenté de minimiser les faits.
Pour Me Briand, on ne peut concevoir de lien entre la maladie et son agression subie en 1990. « Je vous demande de reconnaître M.P. comme étant une victime de Bernard Preynat et de déclarer recevable sa constitution de partie civile. Il demande aussi des dommages qui serviront à rembourser les soins de son client.

9H40 : l'avocat de l'ACPE à la barre


L’avocat de l’association Agir Contre la Prostitution des Enfants (ACPE), e Merle-Beral prend la parole. Pour la défense, cette association est irrecevable. Réponse sur ce point : l’ACPE a été déclarée en juin 1986. Sur la question du statut de l’association, cette dernière a élargi son action sur l’ensemble des agressions et atteintes sexuelles faîtes aux mineurs.

Me Merle-Beral rend ensuite hommage aux victimes et à leur courage. "Comment blâmer les silencieux, à ceux qui continuent d’être hanté par leur prédateur, c’est ce qu’est Bernard Preynat, un prédateur" explique-t-il. Il parle d’un homme qui s’est "drapé dans son statut", "son statut a été un bouclier ou un alibi vis-à-vis des parents et de la société". Me Merle-Beral évoque également une omerta à laquelle l’Eglise n’est pas étrangère.
A l’instar d’une consoeur, il lance aussi un appel aux parents et les encourage à parler à leurs enfants. L’association demande la condamnation de Bernard Preynat à verser la somme symbolique de 1 euro.

L'audience a repris ce vendredi matin, 17 janvier, à 9H30.

 

Dans les coulisses du procès de Bernard Preynat 

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