Elections Métroplitaines à Lyon : Bruno Bernard en vert et contre tous

Quand on est favori d’une élection, il faut s‘attendre à prendre des coups. Les adversaires de Bruno Bernard ne s’en privent pas, ce qui n’émeut guère la tête de liste Europe Ecologie les Verts.
Bruno Bernard (EELV) en campagne pour la métropole de Lyon
Bruno Bernard (EELV) en campagne pour la métropole de Lyon © Paul Satis / FTV

S’il y a un seul point sur lequel sont d’accord le sortant David Kimelfeld (divers centre) et la liste d’union François-Noël Buffet (LR)- Gérard Collomb, c’est pour dire du mal des verts, arrivés en tête du premier tour dans huit circonscriptions sur 14 . De bonne guerre à désormais 16 jours de l’élection métropolitaine.

David Kimelfeld, jeudi, lors de sa conférence de presse virtuelle : «les verts ont repris leur programme de mars, un peu comme si la crise n’avait jamais existé. D’ailleurs, je pense qu’ils ne l’ont pas vue, car ils ont été complètement absents.»

Quant à Gérard Collomb, c’est le chaos qu’il promet. Les écologistes au pouvoir: c’en serait fini du Vélov , de la construction de nouveaux logements, et même de la Fête des Lumières.

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Bruno Bernard : "On va arrêter de construire des bureaux à la Part Dieu" ©France 3


Pas de changements de ligne après le confinement

Face à ces accusations, Bruno Bernard est stoïque, voire s’amuse: «nos concurrents deviennent collapsologues ! Durant le confinement, je suis resté confiné, et je n’ai jamais été contacté par les élus en place. Pendant cette période, il y en a qui ont fait leur campagne électorale. Nous, on a affiné nos objectifs, mais on n’a pas tout changé, on reste sur notre ligne».

Son incompétence économique dénoncée par ce qu’il appelle sciemment la liste Collomb-Wauquiez alors que Laurent Wauquiez n’y figure pas ?  «Je suis chef d’entreprise, ce n’est pas le cas de beaucoup de mes concurrents. Je n’ai pas de bilan, c’est vrai, contrairement à Mr Buffet qui a mis la ville d’Oullins dans une situation économique catastrophique quand il en était le maire».
 

L’économie et la création d’emplois seront prioritaires

«Notre projet est créateur d’emplois», martèle-t-il.  «Il redonne du sens à l’économie. On la relancera dès septembre avec des projets qui respectent le climat, comme l’isolation des bâtiments. On veut en faire 10.000 par an. C’est naturellement bon pour la facture énergétique des habitants, et c’est aussi 200 millions de travaux pour les entreprises du bâtiment».

S’il a un message à destination des chefs d’entreprise, c’est bien celui-là : n’ayez pas peur des écologistes. Il se veut rassurant : lui président, aucun des chantiers engagés ne sera arrêté, les projets en cours seront même accélérés pour relancer l’activité au plus vite, et la commande publique sera utilisée à plein pour être injectée dans l’économie.

A plus long terme, Bruno Bernard se veut un futur président constructeur : de collèges, de deux lignes de tramway (dont une ligne directe Part Dieu-Bellecour), d’aménagements de lignes de bus,  et surtout, son grand projet, le REV… pour Réseau Express Vélo. 450 kilomètres de voies cyclables, des nouvelles voies qui doivent relier entre elles les communes de la métropole.

Bruno Bernard n’est donc pas vraiment inquiet de ces attaques : «ils utilisent des artifices contre nous pour faire peur plutôt que de parler des propositions. J’espère que les débats qui seront organisés permettront d’éclairer les électeurs».

Le débat Elections de France 3 se déroulera trois jours avant le vote,  le jeudi 25 juin à 18 heures. Bruno Bernard sera face à François-Noël Buffet et David Kimelfeld. Projets contre projets.

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