EUROVISION. Silvan Areg (Allez leur dire) veut “conquérir le public de France”

Né à Clermont-Ferrand, professeur d'EPS à Lyon, Silvan Areg a participé à la finale de Destination Eurovision, le 26 janvier 2019. Sa chanson "Allez leur dire" était en 2e position après le vote du jury international/ / © MaxPPP
Né à Clermont-Ferrand, professeur d'EPS à Lyon, Silvan Areg a participé à la finale de Destination Eurovision, le 26 janvier 2019. Sa chanson "Allez leur dire" était en 2e position après le vote du jury international/ / © MaxPPP

Si Bilal Hassani et son "Roi" ont été couronnés samedi soir lors de la finale de Destination Eurovision, Silvan Areg n'est pas passé loin de décrocher son billet pour Tel Aviv où se déroulera en mai la finale européenne. Rentré chez lui, à Lyon, il revient sur cette aventure en tout point positive.

Par Stéphane Moccozet

Samedi soir, lors de la finale de Destination Eurovision, télé-crochet qui avait pour but de trouver l'artiste qui représentera la France en mai prochain au concours européen à Tel Aviv, Silvan Areg est passé par toutes les émotions. Sa chanson "Allez leur dire" a été plébiscitée par le jury international. Avant le vote du public, le Clermontois de naissance et Lyonnais d'adoption occupait la 2e place (76 points) du classement derrière Seemone (94 points), loin devant le futur vainqueur, Bilal Hassani (50 points). 

Lundi, Silvan Areg a retouvé son identité à la ville, Sylvain Hagopian, et ses élèves du collège-lycée La Favorite Sainte-Thérèse à Lyon où il est professeur d'éducation physique et sportive. Il laisse derrière lui une belle aventure humaine de laquelle il ressort sans déception mais avec la volonté renforcée de mener au bout ses projets musicaux. 

Sylvan, comment s'est passé le retour au lycée lundi ?
Super bien ! Les élèves étaient un peu tristes pour moi, parce qu'ils avaient envie que je gagne. Je leur ai dit que c'était que du positif à tous les niveaux. On a eu un super résultat, avec un jury international qui a plébiscité le morceau. C'est bien. Comme le nom d'artiste existe depuis très peu, au niveau du public, c'était compliqué de pouvoir générer plus que ça. En tout cas, c'est bien, ça nous montre qu'on est sur la bonne voie et qu'il y a plein de choses à faire. On va essayer maintenant d'aller conquérir le public de France.

Samedi, le jury international vous a placé en 2e position derrière Seemone. A ce moment-là, dans votre tête, que se passe-t-il ?
A ce moment-là, ça commence à déconnecter un petit peu parce que je me disais qu'il y avait peut-être une possibilité d'aller au bout du processus. Mais les trois dernières semaines avaient été assez intenses en termes de travail, d'énergie et là, je n'avais qu'une envie, c'était de pouvoir rentrer chez moi, me poser un peu, profiter de la famille. Et j'avais vraiment envie d'enchaîner sur l'album derrière et la promotion du titre. Du coup, j'avais cette petite peur de me dire : bon, si ça passe, ça va être compliqué à gérer. Je commençais plus à m'inquiéter qu'autre chose.
Vous parlez d'un album, il était prévu avant ou l'aventure "Eurovision" ne fait qu'accélérer tout ça et décuple l'envie d'avancer dans ce projet ?
On avait un album qui était prêt, qui était en bonne voie en tout cas. On avait presque une dizaine de titres de prêts. On attendait de voir justement l'effet Eurovision, ce que ça allait donner en termes d'attrait des professionnels, pour pouvoir enchainer derrière et se mettre au travail.

Des professionnels se sont fait connaitre auprès de vous depuis samedi soir ?
Oui, mais depuis le premier Prime finalement. On avait eu quelques contacts en amont mais ça a permis de renforcer tout ça et puis, entre la demi-finale et la finale, on a même pu signer un contrat de licence avec le label Play Two (ndlr : Maître Gims, MC Solaar, Joyce Jonathan, Tina Arena, Axelle Red, Grégoire, Vitaa, entre autres). C'est le label qui va nous accompagner pour developper le projet et poursuivre la promotion du single "Aller leur dire".
 

J'ai fait une demande de mi-temps pour l'année prochaine pour pouvoir me consacrer un peu plus à la musique.


Il y a une volonté de votre part de vous lancer à temps plein dans la chanson ?
Il y a une volonté, en tout cas, de tenter l'aventure. J'ai fait une demande de mi-temps pour l'année prochaine pour pouvoir me consacrer un peu plus à la musique et à la sortie d'un album et tenter cette aventure jusqu'au bout. Aujourd'hui, je donne 23 heures de cours devant élèves auxquelles il faut ajouter les temps de préparation.

Vous aviez déjà un pied dedans, vous avez notamment composé pour Claudio Capéo (Un homme debout), ce n'est pas un monde qui vous est étranger non plus ?
Non, du tout. J'ai eu une carrière dans le rap aussi dans les années 2000. Et puis, depuis 2016, on a pu écrire et collaborer pour Claudio et d'autres artistes. On avait un pied dedans mais il n'y avait jamais eu tous les feux verts pour se lancer encore plus. Si je ne me lance pas maintenant, je ne franchirai jamais le pas. Je vais donc le franchir avec joie.

Aujourd'hui, vous vivez à Lyon mais vous êtes né à Clermont-Ferrand. Qu'est-ce qui vous relie encore à l'Auvergne ?
J'ai toute ma famille qui est là-bas, du côté de Gerzat et Pont-du-Château, mes grands-parents vivaient du côté d'Ambert. On a aussi été en Corrèze et en Creuse dans ma petite enfance, quand mes parents étaient enseignants. On allait à Clermont à chaque vacance. Les premières que je suis allé au cinéma tout seul, j'allais au Centre Jaude. J'ai tous mes souvenirs d'enfance là-bas, j'allais faire du roller sur la place de Jaude. Et aujourd'hui encore, les fêtes de fin d'année, on les fait toujours là-bas.
 

 

Destination Eurovision 2019, le classement final

  1. Bilal Hassani (Roi) - 200 points
  2. Seemone (Tous les deux) - 156
  3. Chimène Badi (Là-haut) - 119
  4. Emmanuel Moire (La Promesse) - 115
  5. Silvàn Areg (Allez leur dire) - 102
  6. The Divaz (La voix d'Aretha) - 92
  7. Aysat (Comme une grande) - 38
  8. Doutson (Sois un bon fils) - 18

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