Fillettes mortes à la gendarmerie de Limonest: la mère mise en examen pour assassinats et écrouée

La gendarmerie de Limonest / © Yaelle Marie/France 3
La gendarmerie de Limonest / © Yaelle Marie/France 3

La mère des deux fillettes retrouvées mortes dans un appartement de fonction de la gendarmerie de Limonest a été mise en examen pour "assassinats" et placée en détention provisoire.

Par Renaud Gardette, avec AFP

Le juge des libertés et de la détention a suivi les réquisitions du parquet de Lyon qui avait ouvert une information judiciaire pour assassinats.

Au cours des 48 heures de sa garde à vue, la femme de 38 ans a contesté les faits reprochés et donné des explications "peu cohérentes avec les éléments dont disposent les enquêteurs", selon la même source. Selon ses proches, elle est décrite comme "perturbée, voire bi-polaire".

Les secours avaient été alertés dimanche 10 juin à 17h20 pour deux fillettes, nées en 2012 et 2014, en arrêt cardiaque. Elles n'avaient pu être réanimées et les décès ont été constatés sur place. Selon les premiers témoignages, c'est leur mère qui les aurait retrouvées inanimées dans leurs lits, où elles étaient allées se reposer dans l'après-midi.

La jeune femme avait été hospitalisée en état de choc le soir même.

Le père des fillettes, un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Limonest, était dimanche en déplacement dans les Pyrénées pour une épreuve sportive. Il avait été entendu dimanche soir par les enquêteurs, ainsi que d'autres témoins.

Les autopsies réalisées lundi après-midi n'avaient pas permis de déterminer les causes de la mort des deux enfants. Les résultats des analyses toxicologiques n'étaient pas encore connus mercredi 13 juin.

Dès lundi, des sources de presse avaient évoqué l'éventualité d'un empoisonnement des deux soeurs par leur mère, en cours de séparation avec son mari gendarme. "C'est une des hypothèses de travail", avait alors indiqué une source proche de l'enquête.

Initialement ouverte pour "recherche des causes de la mort", l'enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Lyon, avait basculé lundi en enquête pour "homicides".



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