Un homme armé d'un couteau arrêté à Lyon, ses motivations restent floues

Un jeune afghan armé d'un long couteau a été arrêté dans le 2e arrondissement de Lyon au niveau de la gare Perrache, avant de monter dans un tramway, jeudi 29 octobre. Mais ses motivations restent inconnues.

© FTV
Un homme armé d'un long couteau a été arrêté jeudi 29 octobre dans le 2e arrondissement de Lyon par la police, au niveau d'un arrêt du tramway.

Le jeune afghan de 26 ans, en tenue traditionnelle, a d'abord été repéré rue Victor Hugo, par les équipes de Keolis en charge des transports en commun.

Le maire de l'arrondissement Pierre Oliver a remercié sur twitter les effectifs de la police nationale qui ont interpellé le suspect. Il évoque "un nouveau drame" évité. 
Pour l'heure les motivations de l'homme arrêté ne sont pas encore connues. L’enquête a été confiée à la Police Judiciaire de Lyon. Selon le parquet de Lyon "les investigations concernant les motivations, la personnalité et le profil du mis en cause sont actuellement en cours". Il a été placé en garde à vue pour port d’arme prohibé et menaces avec arme. Son téléphone est notamment en cours d'expertise.

Les autorités considèrent ce suspect comme menaçant. L'homme "allait passer à l'acte", affirme une source proche du dossier à l'AFP, en qualifiant l'incident de "sérieux", après l'attaque au couteau qui a fait trois morts plus tôt dans la matinée dans la basilique Notre-Dame de Nice. Il a été facilement interpellé par les forces de l'ordre.

Mise a jour vendredi 30 octobre :

Selon le parquet de Lyon, cette personne "été placée en garde à vue le 29 octobre 2020 à la suite de son interpellation en possession d’un couteau sur le quai du tram T1 à Lyon (2e arrondissement). Il sera présenté demain au parquet de Lyon en vue d’une ouverture d’information judiciaire des chefs de port d’arme prohibée et menaces avec arme."

Le jeune a été condamné par le tribunal correctionnel en comparution immédiate le 21 octobre à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 300 euros d’amende pour des faits de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, outrages et rébellion. Ces faits avaient été commis alors qu’il voulait entrer dans l’enceinte de la préfecture pour une démarche liée à son titre de séjour et en avait été empêché par les policiers parce qu’il n’était pas porteur d’un masque.

Au moment de la commission de ces faits, l’intéressé, arrivé sur le territoire national en 2014 et bénéficiaire d’un titre de séjour valable, n’était pas connu des services de police tant sur le plan de délinquance que de la radicalisation en dehors d’une condamnation pour défaut d’assurance.

A la suite de sa condamnation du 21 octobre, il avait cependant  fait l’objet d’un signalement aux fins d’évaluation. Lors de sa garde à vue, il a formellement contesté toute intention violente expliquant que son couteau devait lui servir à "couper du chocolat" et "pour manger".

Les investigations vont se poursuivre sur commission rogatoire afin de déterminer son parcours, ses motivations et apporter davantage d’éléments sur sa personnalité  au travers notamment d’une expertise psychiatrique.

 
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