IMMOBILIER. Des prix en baisse à Lyon, on vous explique pourquoi

Le marché de l'immobilier à Lyon ralentit et pour la première fois depuis de nombreuses années, la courbe des prix baisse. Malgré cela, compte tenu des difficultés d'emprunt, le nombre d'invendus augmente.

Les freins s'accumulent sur le marché de l'immobilier à Lyon. Pour la première fois depuis plusieurs années, le marché (les prix de vente d'appartements) se retourne à la baisse. Principale cause, les conditions de crédits des banques qui deviennent de plus en plus drastiques. 

Cécile Bruneel, agent immobilier à Lyon, propose un 108 mètres carrés dans le quartier prisé du 4e arrondissement de Lyon, déjà vendu une première fois à 635 000 euros mais au dernier moment, le prêt des acheteurs a été refusé par leur banque.

Le nombre de prêts refusés explose

"On a signé un compromis le 17 novembre, avec des acquéreurs qui avaient été acceptés, le plan de financement validé par leur banque mais le temps de signer le compromis, de déposer le dossier, on leur a dit que les données avaient changé et qu’un prêt relais n’allait pas passer

Résultat, l’appartement est remis en vente, et moins cher qu’initialement, à 620 000 euros.

Les conditions d’emprunt étant plus difficiles, les capacités des acheteurs diminuent… Et les prix de ventes commencent à baisser.

 

Une baisse de 2 % minimum

Après des années de forte progression, la courbe des prix s’inverse depuis cet été. Le prix moyen du mètre carré s’affiche à un peu plus de 5 100€. Il devrait baisser d’1.5%, voire 2% cette année.

Il y a un an pour un appartement comme ce 108 m2 nous avions eu une vingtaine de contacts dont plusieurs offres au prix, maintenant c'est beaucoup plus compliqué

Cécile Bruneel, agent immobilier

En plus de la hausse des taux d’emprunts bancaires, les motifs s’accumulent pour un ralentissement du marché immobilier lyonnais. 

"Aujourd’hui, il y a plusieurs paramètres, et ils sont très nombreux, avec l’augmentation des matières premières, le climat international avec la guerre en Ukraine, tout ce qui est crise post-covid, l’incertitude actuelle, ça pèse sur les ménages… " estime Nicolas Bouscasse, Président de la FNAIM du Rhône. 

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Baisse des prix de l'immobilier à Lyon un exemple concret ©France TV

Un début 2023 difficile

Le premier semestre 2023 s'annonce donc complexe car on enregistre déjà une hausse de 20% sur le dernier trimestre 2022. Les temps de négociation, quant à eux, sont passés de 4 à 6 mois.

Mais l’offre de logements reste inférieure aux besoins à Lyon, ce qui devrait limiter l’ampleur de la baisse des prix, selon les professionnels.