Installation de familles Roms : Saint-Priest plutôt que Saint-Clément-les-Places

L'auteur présumé de l'attentat contre le site "Air Products" de Saint-Quentin-Fallavier, vit à Saint-Priest (Rhône) / © France 3 RA
L'auteur présumé de l'attentat contre le site "Air Products" de Saint-Quentin-Fallavier, vit à Saint-Priest (Rhône) / © France 3 RA

La commune de Saint-Clément-les-Places n'accueillera finalement pas le dispositif préfectoral Intégration par l’Emploi et l’Ecole (IEE) et les familles Roms volontaires. Selon Le Progrès, le site de la caserne Chabal à Saint-Priest a finalement été privilégié.

Par dm

Six mois après son arrivée à la tête de la préfecture du Rhône, Michel Delpuech a annoncé son intention d'en finir avec les camps de Roms installés parfois depuis des années autour de Lyon, à Villeurbanne, Saint-Priest et Vaulx-en-Velin. Michel Delpuech avait indiqué vouloir créer deux ou trois villages d'insertion sur le territoire métropolitain pour les familles volontaires, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes. Au final, ce sont 160 personnes qui devraient intégrer le dispositif Intégration par l’Emploi et l’Ecole (IEE).

La Préfecture du Rhône avait envisagé d’installer une partie des familles Roms (soit 80 personnes) à Saint-Clément-les-places, une commune de 650 habitants. Une information dévoilée début novembre. Particularité de ce village du canton de l'Arbresle (Rhône) : il avait déjà accueilli en novembre 2013, des demandeurs d’asile évacués du Pont Kitchener à Perrache. 

Finalement, l'installation de ces familles Roms candidates au projet IEE devrait se faire dans l'enceinte de la caserne Chabal, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Un village modulaire devrait y être installé. 

La commune de Saint-Genis-les-Ollières a également été retenue pour accueillir des familles roms dans un "village d'insertion", dans le cadre de ce projet coordonné par le préfet. 80 personnes devraient être accueillies à St-Genis-les-Ollières. Mais en octobre dernier, la municipalité avait voté une motion pour rejeter le projet du préfet. Fin octobre, une action coup de poing contre ce village a également été menée par des identitaires. Une action qui a fait vivement réagir le préfet. Michel Delpuech a condamné "cette action illicite".

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