La préfecture de Lyon prise pour cible d'une action écologiste

La préfecture de Lyon a reçu des projections de peinture orange sur sa façade le 22 mars 2023. Cette couleur est devenue un des symboles de mouvements qui se définissent "en résistance écologique".

"Notre peinture est lavable mais l'Etat, lui commet des crimes irréparables", avec ces mots un militante du collectif écologiste "Dernière rénovation" justifie la projection de peinture orange sur la préfecture de Lyon. 

Six militants avaient organisé cette opération tenue secrète jusqu'à la dernière minute sur le bâtiment emblématique de la République. 

Avec l'inscription "Résister c'est vital" sur son tee-shirt, une jeune femme a pris la parole en affirmant : "nous sommes là pour forcer l'Etat à agir, à prendre ses responsabilités. L'Etat ne respecte pas ses citoyens. La résistance que nous opposons est pour réclamer une rénovation thermique de l'ensemble des parcs immobiliers d'ici 2040. Nous demandons un plan financier à la hauteur pour les propriétaires les plus démunis, avec un zéro reste à charge pour les plus modestes. "

Les militants ont été emmenés par la police après leur action qui a duré quelques minutes. Les deux plaques qui figurent sur la façade arrière de la préfecture, donnant sur cours de la Liberté, ont également subi des projections de peinture. Les deux jeunes activistes n'ont pas cherché à quitter les lieux après leur acte. 

Collectif de désobéissance pour le climat

Le collectif citoyen, qui s’affiche comme non-violent, est né il y a un an dans la plupart des grandes villes. Cette vague n’est pas directement liée à la remise du dernier rapport du GIEC hier. Mais les activistes ne cachent pas que leur action se déroule dans une période où cette question est très présente parmi les sujets d’actualité.  

“Si l’Etat ne répond pas à notre demande, nous passerons à la vitesse supérieure, nous mènerons des actions plus nombreuses et plus intenses à partir de l’été”, explique l’un de organisateurs de l’événement. Le collectif affirme travailler main dans la main avec d’autres structures environnementales. 

Jusqu'à présent, le collectif avait bloqué la circulation sur certaines artères quelques instants. Leurs derniers "faits d'armes" remontent à l'automne, a expliqué un porte-parole.