La Région Auvergne-Rhône-Alpes veut muscler, et verdir, son offre de transport et de train

La Région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté les détails de son plan de relance pour soutenir les emplois, ainsi que les transports et la mobilité des territoires, avec "un RER lyonnais", la défense de plusieurs petites lignes locales et des rames de train à hydrogène.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté mardi 23 février, les objectifs de son plan de relance et le début de l'élaboration du prochain contrat-plan entre l'Etat et la Région pour les années 2021 à 2027. Ce contrat devrait être doté d'un budget de 5,2 milliards d'euros, près du double par rapport au contrat-plan précédent.

C'est en janvier que la région a signé avec le Premier ministre un premier plan de relance avec l'aide de l'État, pour 3 milliards d’euros d’investissements dans les 2 ans à venir. Il comprend plus d’1 milliard d’euros dans des projets concrets pour la reprise économique, un pacte ferroviaire pour l’Auvergne signé en octobre dernier doté de 280 millions d’euros, un pacte ferroviaire pour la partie Rhône-Alpes, doté de 380 millions d’euros, et un accord sur l’aménagement d’infrastructures de transport alternatives au projet d’autoroute A45, doté de 200 millions d’euros.

Un plan Etat-Région de 5,2 milliards d'euros

Cette année la collectivité doit déjà investir 1,7 milliard € dans des projets concrets. "C'est un record absolu" selon Laurent Wauquiez, président (LR) de la région, qui promet que les impôts et la dette ne seront pas augmentés pour autant.

Le contrat plan avec l'Etat n'a, lui, pas encore été signé, il n'en est qu'à ses débuts, et les habitants devraient être consultés, notamment sur internet, pour exprimer leurs avis et leurs demandes. L’objectif est que le contret plan soit validé avant juin 2021.

Le train-train

Laurent Wauquiez souhaite donc faire d'Auvergne-Rhône-Alpes, "la première région décarbonée d'Europe", grâce à "de gros investissements sur les mobilités."

Cela passe par l'achat et la mise en circulation de :

Les premiers trains à l'hydrogène

La Région a annoncé son intention d'expérimenter le train à hydrogène, "qui représente une alternative innovante et intéressante aux trains diesels circulant sur les lignes non-électrifiées" nous précise-t-on. Deux axes ont été choisis pour cette expérience: Moulins / Clermont-Ferrand / Brioude (70 km non électrifiés) et Clermont-Ferrand / Lyon (136 km non électrifiés). Les premiers essais sont prévus pour 2023. La Région va acquérir trois rames pour un montant de 52 millions d’euros.

Les petites lignes du territoire

Le plan de relance prévoit 130 millions d’euros (65 millions d’euros venant de la Région, le reste de l'Etat) consacrés à la sauvegarde des petites lignes ferroviaires auvergnates:

Laurent Wauquiez a annoncé "la réouverture de la ligne droite du Rhône".

"On progresse enfin"

L'association AuterVR (Assocation des usagers des TER de la Vallée du Rhône) porte ce dossier depuis plusieurs années. Pour Bruno Marchesini, "on progresse enfin, il a entrouvert la porte alors on va pousser vraiment le dossier !"

Dans le détail, la ligne Valence / Le Teil devrait être réalisée avec les études qui ont débuté.

L'association milite pour une ouverture de lignes entre Givors / La Voulte,  Lyon / Nîmes et Annonay / Condrieu / Lyon Perrache. Pour cette dernière liaison, "c'est réalisable, car les lignes existent, il reste juste 3 gares à rénover" selon M. Marchesini.

Bientôt un "RER lyonnais" ?

Sans donner plus de détail, Laurent Wauquiez a évoqué un "RER lyonnais", en annonçant qu'il s'exprimerait "bientôt" pour plus de précisions. C'était en tout cas l'une des promesses de campagne de Bruno Bernard, devenu le président (EELV) de la Métropole de Lyon.

Laurent Wauquiez annonce enfin une dizaine d'allers retour pour la ligne Clermont-Ferrand / Paris, avec 90% de régularité pour pallier aux "problèmes réguliers et catastrophiques" de cette desserte. Il annonce également la réouverture de la ligne droite du Rhône, ainsi que le lancement des études pour le Lyon-Turin pour "défendre l'écologie et retirer les camions de nos routes". En 2023, un avenant est prévu au contrat-plan pour que l'Etat précise ses investissements dans les infrastructures.

 

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