Ligue des Champions. L'Olympique Lyonnais bat la Juventus 1-0 en huitièmes de finale aller

Au Groupama Stadium, match aller des 1/8 èmes de finale de la Ligue des Champions, Olympique Lyonnais - Juventus de Turin 26/02/20 / © S. Guiochon/MaxPPP
Au Groupama Stadium, match aller des 1/8 èmes de finale de la Ligue des Champions, Olympique Lyonnais - Juventus de Turin 26/02/20 / © S. Guiochon/MaxPPP

Faute d'abonnement tv, j'ai vécu la rencontre au son de ce qui se passait chez mes voisins. Ouaiiis, nooon, et périodes de silence. L'Olympique Lyonnais accueillait ce 26 février la Juventus de Turin en huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions à Décines. Victoire 1-0 par procuration.

Par Aude Henry

C'est bizarre, il n'y a pas vraiment eu de grands cris de joie et de fête chez mes voisins. Pourtant, après 96 minutes de jeu, l'OL vient de battre la Juve. Un match de huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions. Autant vous dire que ce n'est pas rien dans le monde du football.
L'Olympique Lyonnais a battu à domicile, ce 26 février 2020, la Juventus de Turin sur le score de 1 à 0.
Et c'est une performance d'après ce que je peux lire sur les réseaux sociaux.
 
 

On est mort là...
 

C'est ce que j'entends, venant de ma porte-fenêtre ouverte. Cristiano Ronaldo vient de tomber dans la surface de réparation lyonnaise. Mais le corps arbitral ne bronche pas.
Et puis, la Juventus fait trembler les filets lyonnais d'Anthony Lopes. Il reste trois minutes à jouer, mais le but est refusé pour hors-jeu.
Je vois immédiatement passer des messages, du style "massacre arbitral".
 

"On est tous en apnée" commente une spectatrice de la rencontre sur un réseau social.  Il faut tenir, alors que cette deuxième mi-temps de huitièmes de finale de la Ligue des Champions s'avère plutôt tristounette.
Je ne les entends quasiment plus mes voisins. "Pas une occasion", note un internaute qui semble un brin désabusé, concluant son message d'un "triste match".

 

"Je ne pensais pas la Juve si triste et si moyenne", semble lui répondre un autre. Mes voisins sont toujours silencieux. Que ce soit côté lyonnais ou côté turinois, apparemment, tout le monde est du même avis.
 


Ambiance : quand tout se joue en 1ère mi-temps


Pour commencer, il y a eu un "ooooohhhhhh". Les Lyonnais jouent déjà depuis une bonne vingtaine de minutes dans leur stade de Décines. Un réseau social m'en dit plus : Toko Ekambi a trouvé la barre transversale après un coup de tête sur un corner.

Ensuite... Une longue période de silence s'installe. Mes voisins ne font plus de bruit. Je me reconnecte, et là je vois des captures d'écran, montrant un joueur la tête en sang. Un certain Matthijs de Ligt. Il a un maillot bleu, je comprends qu'il joue côté italien, à la Juventus de Turin, mais je n'ai pas idée de ce qui s'est passé.
 

Wouuuuaiiiiiiiiis. 31ème minute. Je me dis que c'est sûr, l'OL vient de marquer. Je me rue sur mon réseau social. Bien vu. Lucas Tousart vient d'ouvrir le score pour Lyon, après un beau travail d'Houssem Aouar. Ce sera l'unique but de la partie.
Les messages pleuvent sur le fil que je tente de suivre. Tousart qui marque, apparemment c'est du genre "jamais vu en championnat, seulement en LDC".
 

Puis, une petite blague d'actualité retient mon attention : "Aouar il vient de filer le coronavirus à toute la défense de la Juventus, chapeau l'artiste."

Après ça, plus grand-chose ne se fait entendre de l'autre côté de ma cloison. Juste un "mais noooon" qui résonne sur cette question : main, pas main ? Pénalty, pas pénalty ? A priori l'OL ne doublera pas la mise sur cette première mi-temps. La vidéo assistance a dit que non, il n'y avait "niente".

L'Olympique Lyonnais mène au score à la mi-temps. Je l'ai vite compris quand j'ai entendu que, de l'autre côté, cela sortait sur la terrasse en rigolant doucement. J'en ai profité pour faire un tour sur mon fil de messages, et j'ai plus ou moins rigolé à mon tour en lisant l'avant et pendant le match.

Des messages avec des images à base de masques contre le Coronavirus, ou de masques de clown pour illustrer la "guerre" lancée entre le club de Jean-Michel Aulas et une partie de ses supporters.
Moi, je n'ai pas ri, car certainement pas tout compris.

Journaliste que je suis, j'avoue, je n'avais pas vraiment envie de me frotter à un éventuel porteur du Covid-19. Pour tout vous dire, j'ai même refusé une place au stade pour assister à la rencontre. Psychose ou pas psychose ?
J'ai joué (la) ma sécurité.
 

Rendez-vous le 17 mars pour le match retour, à Turin.

 



 

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