Lyon : l'anorexie, au plus profond de l'intime

L'anorexie est une maladie qui touche essentiellement la femme à un stade précoce. Son origine n'est toujours pas formellement identifiée. Elle reste difficile à soigner. Christine Durif-Burckert, chercheuse à Lyon 2, a interviewé des anorexiques pour mieux appréhender cette pathologie.          

Par Philippe Bette

C'est une maladie dont on a toujours pas identifié les causes. Elle se traduit par le dégoût de la nourriture et la perte d'appétit mais trouve ses racines dans la psychologie intime de chaque patiente. L'anorexie touche principalement les femmes et débute souvent à un stade précoce, à la puberté. Les symptômes peuvent persister au delà de l'adolescence et ils peuvent conduire au suicide. L'anorexie est la pathologie mentale qui tue le plus (6%) .On estime que 30 à 40 000 personnes en sont atteintes aujourd'hui.    

Christine Durif-Bruckert, chercheuse à Lyon 2 en psychologie sociale, lui a consacré un ouvrage: "Expériences anorexiques : récits de soi, récits de soin".Elle a interviewé à cet effet une trentaine de patientes anorexiques hospitalisées dans deux cliniques, la clinique St Vincent de Paul à Lyon et la clinique de la villa Montsouris à Paris.

"L'anorexie est pour beaucoup une conquête identitaire, un solution pour répondre à une crise identitaire majeure", explique la chercheuse, interviewée par Sylvie Boschiero dans le 12/13 de France 3 Rhône-Alpes. Une négation de soi que l'on retrouve souvent : "Elles disent qu'elles veulent se débarrasser d'elles".    

    

Sur le même sujet

Reportage de Marion Feutry, Yves-Marie Glo, Virgine Muamba

Les + Lus