Lyon: le cardinal Barbarin convoque les prêtres du diocèse de Lyon

 Monseigneur Philippe Barbarin archevêque de Lyon, ancien évêque de Moulins, sanctionne un prêtre qui a comparé les victimes des attentats du Bataclan aux djihadistes. / © SAFIN HAMED/AFP
Monseigneur Philippe Barbarin archevêque de Lyon, ancien évêque de Moulins, sanctionne un prêtre qui a comparé les victimes des attentats du Bataclan aux djihadistes. / © SAFIN HAMED/AFP

Dans un mail de quelques lignes, le cardinal Philippe Barbarin annonce sa décision de réunir le lundi 25 avril prochain tous les prêtres du diocèse pour une réunion d’information et d’échange dans l'enceinte de la chapelle du Centre Valpré à Ecully à proximité de Lyon. 

Par Isabelle Gonzalez

L'ordre du jour est décliné en trois points mais qui tournent intégralement autour des multiples affaires qui agitent l'église et en particulier le diocèse Lyonnais.
Nouveaux remous dans l'église
Le cardinal Barbarin réunira le 25 avril à Ecully tous les prêtres de son diocèse. La profusion des affaires mettant en cause l'église semble obliger le Diocèse de Lyon à réagir. Yaelle Marie et Frédéric Llop.  - France3 RA

Des affaires qui se multiplient 
Vendredi 8 avril nous vous révelions qu'un prêtre lyonnais avait été écarté en 2008 après une agression sexuelle sur une personne majeure. Une agression pour laquelle il fut condamné deux ans plus tard, le religieux fut alors affecté en région parisienne, où il exerce toujours. Le prêtre exerce désormais comme vicaire dans le diocèse de Nanterre. 
Jugé par le tribunal correctionnel de Lyon il a été condamné, fin 2010, à six mois de prison avec sursis pour cette agression.
Plusieurs autres cas de pédophilie ou d'agression sexuelle impliquant des religieux sont examinés par la justice ou ont refait surface récemment à Lyon dont l'archevêque, le cardinal Philippe Barbarin, est lui-même visé par une enquête pour "non-dénonciation" de certains faits.
Selon une source proche du diocèse, le tribunal correctionnel de Lyon avait salué en 2010, dans ses motivations, "la prise de conscience" survenue entre les faits et son jugement, "avec un encadrement très strict mis en place par les autorités
religieuses".
"La justice a donc clairement répondu dans sa décision à toute vaine polémique sur la réaction de l'Église dans cette affaire" et "n'a formulé par ailleurs aucune restriction à la reprise d'un ministère" par le prêtre, un expert psychiatre ayant
écarté tout risque de récidive, souligne cette source.
 "Des conditions ecclésiales très strictes ont été définies concernant les limites imposées à son ministère, un suivi psychologique obligatoire et son lieu de résidence. C'est dans ce cadre qu'il est actuellement accueilli dans un diocèse d'Ile-de-France et effectue son parcours de réinsertion. Les diocèses concernés rappellent l'importance de respecter des efforts de réinsertion auxquels tout condamné, fût-il prêtre, a le droit et le devoir de se plier", conclut la source proche du diocèse.
 

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