Lyon : accusé de viols, le chauffeur de VTC clandestin a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle

Un trentenaire, qui se faisait passer pour un chauffeur VTC, est accusé d’avoir violé trois jeunes femmes en 2016. Son procès a débuté le 8 juillet devant les assises de Lyon. Une peine de 14 ans a été requise, assortie d'un suivi socio-jucidiaire. Le verdict : 16 ans de réclusion criminelle. 

© A. Henry
L'individu, un homme de 38 ans, se faisait passer pour un chauffeur d’une grande plateforme VTC. Il ciblait ses victimes à la sortie d’une boîte de nuit du 7e arrondissement de Lyon. Il repérait des jeunes femmes fortement alcoolisées pour leur proposer de les raccompagner. Le faux chauffeur raccompagnait les jeunes femmes chez elles et une fois sur place, il abusait d'elles. Trois plaintes ont été déposées à l’encontre de l’accusé qui comparaît depuis le 8 juillet devant la cour d'assises du Rhône, à Lyon. 

Dans un premier temps, l'accusé devait être jugé devant le tribunal correctionnel, poursuivi pour agressions sexuelles. Mais les victimes avaient fait appel. Elles ont obtenu une requalification des faits. A la clef : un procès devant une cour d'assises pour trois viols.

"Il est coupable des faits qui lui sont reprochés. Il est dangereux et n'assume pas ses actes de prédateur sexuel qui a abusé de jeunes victimes fragiles..."L'avocate générale a requis une peine de 14 ans de réclusion criminelle, assortie de 10 ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins.

Pour la défense, c'est parole contre parole, il n'y a pas de preuves matérielles des viols, ni de récits très clairs des victimes... "le fait que ces jeunes femmes étaient dans un état d'alcoolisation massif faisait qu'elles avaient des amnésies, du moins partielles, du déroulement des faits de cette soirée-là," explique Me Isabelle Crepin-Dehaene, l'avocate de la défense, "on ne peut pas remettre en cause de manière sérieuse l'intégralité des faits qu'elles ont dénoncés mais on doit aussi tenir compte de l'état d'amnésie au moins partiel. On doit le prendre en considération."

"L'alcool les a rendues vulnérables, incapables de réagir, incapables de se défendre. L'alcool pour nous est véritablement une circonstance aggravante pour l'accusé. Il a profité de cette alcoolisation..."
affirme de son côté, Me Alexandre Plantevin, l'avocat des parties civiles

Le verdict a été rendu ce vendredi 10 juillet peu après18h, au terme de trois heures de délibéré. Le jury a été plus sévère que l'avocate générale. L'accusé a été condamné à une peine de 16 ans de réclusion criminelle et 8 années de suivi socio-judiciaire.  
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