Lyon-Turin : forte mobilisation en faveur de la LGV à Turin le 10 novembre

La manifestation en faveur de la LGV Lyon- Turin dans la capitale du Piémont samedi 10 novembre .... / © Marco BERTORELLO / AFP
La manifestation en faveur de la LGV Lyon- Turin dans la capitale du Piémont samedi 10 novembre .... / © Marco BERTORELLO / AFP

Elisabeth Borne, ministre française des transports doit rencontrer ce lundi 12 novembre son homologue italien Danilo Toninelli sur la question de la Ligne Grande Vitesse Lyon-Turin. Samedi, une manifestation s'est déroulée dans la capitale du Piémont pour dire "oui" à cette LGV Lyon-Turin .

Par Dolores Mazzola

Samedi 10 novembre, entre 30 000 et 40 000 personnes se sont réunies au centre-ville de Turin, piazza Castello, l'une
des plus grandes de la capitale du Piémont, pour une première manifestation d'ampleur en faveur de la Liaison à Grande Vitesse (LGV) Lyon - Turin. Ce projet, vieux de plus de 20 ans et très contesté, était plutôt habitué depuis de longues années à rassembler ses opposants, tant du côté français que du côté italien. Le projet LGV est contesté depuis de longues années, notamment par des associations de défense de l'environnement. 
 

Née d'un groupe de sept femmes entrepreneuses (Roberta Castellina, Patrizia Ghiazza, Giovanna Giordano, Roberta Dri, Donatella Cinzano, Adele Olivero e Simonetta Carbone), la manifestation a réuni de simples citoyens, des acteurs économiques, des responsables syndicaux et politiques qui considèrent que la future liaison à grande vitesse serait une source de croissance pour la région piémontaise et, au-delà, pour tout le nord de l'Italie.  Un rassemblement qui se voulait apolitique selon les organisateurs.
A l'occasion de leur initiative, les sept organisatrices ont formé le comité "Sì, Torino va avanti" ("Oui, Turin va de l'avant") qui a réuni en quelques jours quelque 100 000 signatures en faveur du projet de LGV.


Projet LGV  : la ville de Turin et la région Piémont s'opposent 


Cette manifestation dans le centre de Turin fait suite à l'adoption le 29 septembre dernier par la Ville de Turin (dirigée par le Mouvement 5 Etoiles) d'une motion demandant officiellement l'arrêt de la liaison Lyon-Turin. Un vote dans une ambiance houleuse. Le lendemain, le 30 septembre, le conseil régional du Piémont s'était prononcé en faveur du projet.
 

>> Leurs réactions avec la manifestation du 10 novembre ...

Elue en juin 2016, la maire de Turin Chiara Appendino, membre du Mouvement 5 Etoiles (M5S), a indiqué samedi 10 novembre sur sa page Facebook qu'elle était "prête à instaurer un dialogue constructif pour le Turin de demain" et que la porte était "ouverte" et qu'elle le "resterait".
De son côté, la région du Piemont a également réagi sur les réseaux sociaux après la manifestation du 10 novembre à Turin : " la manifestation indique clairement que Turin et le Piémont veulent la TAV, et des liaisons sans barrière avec l'Europe...."
Le dossier Lyon-Turin est sensible dans la péninsule. Il fait l'objet de négociations serrées au sein de la coalition gouvernementale italienne, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) de Luigi di Maio, qui y est opposé, et la Ligue de Matteo Salvini, qui le soutient.

Côté français, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a assuré de "la détermination du gouvernement à réaliser cette infrastructure", lors d'un débat à l'Assemblée nationale lundi 5 novembre. Elisabeth Borne doit rencontrer Danilo Toninelli. Une rencontre entre les ministres des Transports français et italien était prévue ce lundi 12 novembre.
 

Rappels

Le projet LGV Lyon-Turin prévoit la construction d'un tunnel de 57,5 kilomètres entre la vallée de la Maurienne et le Val de Suse, afin d'accélérer les liaisons passagers (et mettre Turin à 2 heures de Lyon contre plus de 4 heures actuellement) et transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions. Une liaison ferroviaire existe, mais est sous-exploitée selon les opposants au projet.
 

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