Perquisition chez un militant de la NUPES dans le Rhône suite à des tags politiques

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Warren Dalles était candidat suppléant de la NUPES dans la 10e circonscription du Rhône. Son enthousiasme lui aura coûté une perquisition et une audition libre pendant trois heures à la gendarmerie. Son tort : "dégradation et détérioration sur un bien culturel public" à cause de messages tagués à la craie dans différents lieux de la commune de Chaponost (Ouest lyonnais) pendant la campagne électorale des législatives. La commune a décidé de porter plainte.

Son bureau est en désordre, les tiroirs ont été vidés, le dressing visité, les vêtements fouillés. Après la venue de quatre gendarmes de la brigade voisine, après cette perquisition aux premières heures de la journée et après "une audition libre", Warren Dalle ne comprend toujours pas ce qu'il s'est passé.

C'est absurde et disproportionné, les gendarmes sont venus saisir … de la craie ! Mais, que je sache, la craie n'abîme pas le patrimoine ! 4 gendarmes pour ça, ils avaient peut être mieux à faire, non ?

Warren Dalles, militant NUPES aux dernières élections législatives

Ce qui lui est reproché a été ainsi qualifié : "détérioration et dégradation sur un bien culturel public". Il le reconnaît lui-même et dit "assumer". Il a bien "tagué" des espaces sur la commune de Chaponost, des tags représentants le V symbole de victoire pour la NUPES dont il était l'un des suppléants dans la 10e circonscription du Rhône.

Du côté de la mairie de Chaponost, on explique avoir porté plainte comme pour n'importe quel autre fait similaire. Rien de politique là-dedans selon le maire. Et de préciser que si des suites judiciaires sont diligentées, ce n'est pas de son domaine de compétence.

J'ai agi comme à chaque fois que je constate des dégradations sur la commune, que ce soit un parti politique n'y change rien. On porte plainte.

Damien Combet, maire (DVD) de Chaponost

Ni le parquet, ni la gendarmerie, que nous avons sollicités, n'ont donné suite à nos demandes d'interview. Les tags eux, ont été effacés dès les premières pluies, au lendemain des élections.