PFAS. Près de 300 personnes mobilisées pour la marche contre l'usage des polluants éternels à Oullins-Pierre-Bénite

Près de 300 personnes ont pris part ce dimanche à une marche pour dénoncer l'usage des PFAS. A l'initiative de plusieurs organisations syndicales et collectifs citoyens, ils ont défilé à Oullins-Pierre-Bénite, ville de la périphérie de Lyon où sont basées les usines Daïkin et Arkema, mises en cause pour leurs rejets de ces polluants dans la nature.

"Pour un avenir sans PFAS..." C'est le message inscrit sur la banderole en tête du cortège qui a rassemblé près de 300 personnes ce dimanche 26 mai à Oullins-Pierre-Bénite.

Dans une ambiance décontractée, familles, riverains et organisations syndicales se sont retrouvées pour un moment "festif" autour de la question de ces polluants dits éternels. Les habitants de la région étaient invités à se retrouver pour cette marche afin de dénoncer l'usage des PFAS dans l'industrie chimique notamment.

Un lieu porteur de sens

Le lieu de rendez-vous n'a pas été choisi au hasard. À Oullins-Pierre-Bénite, se trouvent deux usines, Arkema et Daïkin, qui ont été mises en cause pour leurs rejets de ces polluants dans la nature.

Dans un communiqué, le collectif explique que "ces usines mettent en danger la biodiversité et la santé de leurs salariés et des populations locales".

Des arrêtés préfectoraux recommandent aux populations locales de ne pas consommer les légumes produits dans les jardins ou les œufs des poules chez les particuliers.

"Pollueur-payeur"

Le collectif réclame une "décontamination", une "dépollution" des sites et des sols concernés, ainsi qu'une "protection" des populations. Le coût de la décontamination ne devrait pas, selon le collectif, être financé par les collectivités mais "sur les entreprises responsables, en appliquant le principe du pollueur-payeur".

"Les perfluorés ou PFAS, aussi appelés polluants éternels en raison de leur extrême résistance dans l'environnement, sont des molécules que l'on retrouve dans de nombreux secteurs de production", explique le collectif. "Leur toxicité est très bien documentée et certains d’entre eux ont été reconnus comme étant des substances cancérigènes : leur interdiction constitue donc une nécessité environnementale, mais également un véritable enjeu de santé publique."

    Rendez-vous judiciaire

    À l'approche des élections européennes, le collectif estime "crucial d'aborder cette problématique majeure dans le débat public".

    Le 28 mai prochain, les deux industriels seront devant le tribunal judiciaire de Lyon à la suite de l'action menée par la métropole de Lyon pour évaluer l'impact de cette pollution.

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