Premier Mardi de la colère à Lyon : appel à la mobilisation des soignants et personnels devant l'Hôpital Edouard Herriot

Ce mardi 26 mai, à Lyon, soignants et personnels hospitaliers étaient appelés à se rassembler de 13h30 à 15h devant l’hôpital Herriot à l'appel de syndicats et d'un collectif. Les usagers étaient invités à se joindre au mouvement qui doit se poursuivre tous les mardis, jusqu’au 16 juin.
Premier mardi de la colère à Lyon : un appel à la mobilisation devant l'Hôpital Edouard Herriot (26 MAI 2020)
Premier mardi de la colère à Lyon : un appel à la mobilisation devant l'Hôpital Edouard Herriot (26 MAI 2020) © S.Meallier

Un rassemblement des soignants et personnels hospitaliers a débuté ce mardi 26 mai, vers 13h30 devant l'hôpital Herriot. Des personnels et blouses blanches assemblés derrière le slogan "Dé-Confinons Nos Colères!" ou encore "Du fric pour l'hôpital public".
Les organisateurs de cette manifestation ont rappelé pour commencer les consignes et gestes barrières : port du masque, pas de groupes de plus de 10 personnes et règles de distanciation de rigueur. Ils ont également demandé que l'entrée du site ne soit pas bloquée. On comptait environ une centaine de personnes rassemblées devant l'entrée de l'hôpital Edouard Herriot à Lyon.
 

Colère et revendications des hospitaliers


Soutenus par les syndicats CGT, SUD et le Collectif Inter-Urgences, les soignants et personnels de l'hôpital Herriot entendent dénoncer la poursuite de "la casse de l'hôpital public". "Pénurie de matériel, manque de lits, salaires de misère... La crise que nous traversons met en lumière l’état de délabrement de l’hôpital public et les conditions de travail dangereuses autant pour les patients que pour les agents de l'hôpital," indiquent-ils dans un communiqué commun. 

Les blouses blanches et personnels hospitaliers veulent en finir avec une gestion comptable des hôpitaux. Ils réclament notamment l'embauche de personnel, "la réouverture des lits fermés durant la crise" et "l'arrêt total de la politique de fermeture de lits pour redonner à l'hôpital sa mission de service public".

En bref, les soignants réclament des moyens supplémentaires et n'entendent pas se contenter d'une prime ou de symboles tels qu'une médaille ou encore une cérémonie du 14 juillet en leur honneur. Ils ne veulent pas non plus se contenter d'applaudissements ou de dons de jours de congés. La reconnaissance de leurs mérites  passe d'abord pour eux par des hausses de salaires. Ils réclament notamment une augmentation de 400 euros mensuels pour tous les agents hospitaliers mais aussi un dégel du point d'indice "bloqué depuis 2010".

Des réclamations ont également rapport avec la crise sanitaire avec une demande de "tout le matériel nécessaire pour nous protéger et prendre en charge les patients" et aussi le "dépistage pour tous les hospitaliers avec tests et sérologies". 

Les usagers sont également invités à se joindre au mouvement qui doit se poursuivre tous les mardis, jusqu’au 16 juin date de l'appel national en faveur des hospitaliers. Ce mardi, parmi la centaine de manifestants, se trouvaient de nombreux sympathisants de la cause des soignants: syndicalistes, gilets jaunes, militants d'extrême-gauche... et des anonymes, potentiels patients.
 
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Lyon : mobilisation des soignants et personnels devant l'Hôpital Edouard Herriot ©France 3 RA
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