Le rappeur Sadek revendique le passage à tabac du blogueur Bassem à Vénissieux

Le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac du blogueur Bassem à Vénissieux, le 11 février 2020. / © Captures d'écran Twitter
Le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac du blogueur Bassem à Vénissieux, le 11 février 2020. / © Captures d'écran Twitter

Quand la violence s'étale sur les réseaux sociaux : le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac d'un blogueur, Bassem Braiki, agressé dans la nuit de lundi à mardi en banlieue lyonnaise par plusieurs personnes qui ont filmé et diffusé l'attaque sur les réseaux sociaux. Une enquête est en cours.

Par Renaud Gardette

Le rappeur Sadek a revendiqué le passage à tabac d'un blogueur, Bassem Braiki, agressé mardi 11 février au petit matin à Vénissieux par plusieurs personnes qui ont filmé et diffusé l'attaque sur les réseaux sociaux.
 

Les images de l'attaque diffusées


Sur des images filmées au téléphone et mises en ligne dans la nuit, on peut voir le blogueur de Vénissieux, Bassem Braiki, recevoir de violents coups de poing, de pied et de matraque télescopique.

Contactés par l'AFP, les pompiers du Rhône ont confirmé avoir "pris en charge à 4h20 à Vénissieux un homme de 37 ans suite à une agression. Blessé à la tête, il a été transporté à l'hôpital en urgence relative", ont-ils ajouté.

De son côté, le parquet de Lyon a confirmé à l'AFP que la police était "intervenue cette nuit à la suite de l'agression de Bassem Braiki, lequel aurait déclaré avoir été frappé par plusieurs individus. Il a été conduit à l'hôpital, son pronostic vital n'étant pas engagéLes services de la Sûreté départementale du Rhône ont été saisis pour mener l'enquête en flagrance" pour "violences aggravées".
 

Un concert annulé à Saint-Priest


L'affaire aurait pour origine des appels lancés sur les réseaux sociaux à boycotter un spectacle de Sadek prévu samedi dernier à Saint-Priest et finalement annulé par les organisateurs, à la demande de la police, après une autre agression ayant fait un mort dans le quartier de Bel-Air.

Bassem Braiki et Sadek s'étaient alors vivement invectivés et provoqués sur les réseaux sociaux.
 

"Ne prenez pas exemple"


Mardi matin, Sadek a partagé sur Twitter une photo de lui, la main ensanglantée, avant de publier une vidéo sur Instagram dans laquelle il confirme avoir "cédé comme un imbécile à la violence, à la haine", tout en se disant prêt à "payer". 

Sur ce post Instagram il précise : "Je ne suis pas fier de moi (...). Je vais payer pour cela et ce qui va m’arriver, c’est tout à fait bien fait pour moi. Ne prenez pas exemple".
 

Ne pas relayer la violence


De son côté, la police nationale appelle à ne pas relayer les images, photos et vidéos de violence sur les réseaux sociaux.
 


Bassem Braiki avait fait parler de lui après les attentats de Paris en 2015, en appelant les musulmans à se révolter face au terrorisme. Depuis, il multiplie les propos polémiques à l'adresse de ses milliers de fans. Outre le rap, Sadek est aussi connu pour avoir joué aux côtés de Gérard Depardieu dans le film "Tour de France" de Rachid Djaïdani, sorti en 2016.

 

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