Sept personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty, l'une à Lyon

Sept hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés ce mardi 12 janvier 2021 dans plusieurs régions de France dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, décapité près d'un collège des Yvelines en octobre dernier. Une des interpellations s'est déroulée à Lyon.

7 personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty. Une d'elles a été interpellée à Lyon ce mardi 12 janvier 2021. (image archive)
7 personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty. Une d'elles a été interpellée à Lyon ce mardi 12 janvier 2021. (image archive) © MAXPPP

On apprend ce mardi 12 janvier que sept hommes, dont certains d'origine tchétchène, ont été interpellés, selon une information du Point. Les suspects "apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait (Abdoullakh) Anzorov", l'assassin de Samuel Paty.

Les interpellations ont été réalisées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans plusieurs villes de France, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Elles ont notamment eu lieu à Lyon, Toulouse, Rouen, Besançon, en Seine-et-Marne et dans le Maine-et-Loire.
Les gardes à vue de ces sept jeunes hommes interpellés mardi, ont été levées le 15 janvier "sans poursuite" à ce stade, indique l'AFP de source judiciaire. 

Au total, quatorze personnes sont mises en examen dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty. Ce professeur d'histoire-géographie de 47 ans, qui avait étudié à Lyon et débuté sa carrière dans un collège du 5e arrondissement, a été décapité le 16 octobre dernier près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Parmi les suspects figurent six collégiens. Cinq d'entre eux sont poursuivis pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir permis à Anzorov, un réfugié de 18 ans, d'identifier l'enseignant.

Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été abattu peu après par les policiers.
 

En décembre, cinq hommes âgés de 18 à 21 ans et d'origine tchétchène, soupçonnés d'avoir eu des contacts avec l'assaillant, avaient été libérés à l'issue de leur garde à vue sans poursuite à ce stade.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
justice société police sécurité