Surveillance et maintenance des ponts de la Métropole de Lyon

Pont Bonaparte de Lyon / © Ph. Juste - MaxPPP
Pont Bonaparte de Lyon / © Ph. Juste - MaxPPP

La Métropole de Lyon (Rhône) a la responsabilité de 735 ponts, passerelles ou trémies, sur l’ensemble de son territoire. Sur ces 735 ouvrages d’art (OA) de franchissement, 186 sont considérés comme "complexes" et nécessitent une surveillance particulière.
 

Par N.MB (avec communiqué)

Depuis l'effondrement du pont de Mirepoix-sur-Tarn en Haute-Garonne, de nombreuses collectivités communiquent sur la surveillance et la maintenance des ponts, à l'image de la Métropole de Lyon.

La Métropole de Lyon a la responsabilité de 735 ponts, passerelles ou trémies, dont 186 ouvrages d'art sont considérés comme complexes. Aussi, il existe plusieurs niveaux de surveillance selon le type d'ouvrage, leurs dimensions ou encore leur complexité.
 

Trois niveaux de surveillance

Le premier niveau de surveillance concerne l'ensemble du patrimoine et consiste à réaliser des contrôles visuels sur les parties des ouvrages accessibles sans moyens particuliers.

Le deuxième niveau de surveillance consiste à réaliser des inspections détaillées en moyenne tous les 6 ans, par des bureaux d'études spécialisés. Elles concernent les 186 ouvrages d'art complexes et se basent sur la réglementation nationale en vigueur.
Chaque année, la Métropole de Lyon réalise une moyenne de 30 inspections, prioritairement sur les ouvrages dont l’état s’est dégradé.
En 2018, le budget affecté à ces inspections était de 145 000 €. 

Enfin dans un troisième et dernier temps, il s'agit de renforcer la surveillance ou de mettre sous "instrumentation" des ouvrages dont l'état de santé s'est très fortement dégradé et pour lesquels une évolution rapide est possible. Dans ce cas de figure, des visites régulières sont assurées par des bureaux d'études spécialisées - ça a été le cas par exemple pour le pont de l'Ile Barbe en période de de froid ou encore pour pont Bonaparte (photo).
Pour les parties les plus fragiles des ouvrages, des capteurs peuvent être placés pour assurer une surveillance permanente, comme pour le pont de Vernaison par exemple.

La surveillance annuelle pour le pont Bonaparte représente un budget de 5 000 €, celle du pont de l’île Barbe est de 70 000 € et l’investissement pour les capteurs installés sur le pont de Vernaison se monte à plus de 400 000€.

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