Les victimes du père Bernard Preynat écrivent au Vatican pour obtenir des réparations financières de la part du diocèse de Lyon.
Une quinzaine de courriers ont été envoyés au tribunal suprême du Saint-Siège à Rome pour demander des réparations financières aux victimes du père Preynat.
Celui-ci a été condamné en juillet 2019 à la peine maximale par le tribunal ecclésiastique présidé par le père Bruno Gonçalves qui avait indiqué qu’il pourrait désormais « se consacrer plus entièrement à l’étude de chacune des demandes de réparation financière ».
Mais à ce jour, aucune réponse n’a été apportée aux victimes. L'Association "La parole libérée" repart en croisade en demandant que ces réparations financières deviennent enfin effectives. Voici la lettre adressée au Vatican.
La lettre de l'association La Parole Libérée
La responsabilité du diocèse de Lyon
Les victimes souhaitent que ce soit le diocèse de Lyon qui les indemnise car il porte une part de responsabilité dans les abus qu’elles ont subis en ne dévoilant pas les agissements du prêtre commis entre 1976 et 1991.De plus, les victimes demandent que le père Bruno Gonçalves soit écartée de la procédure d'indemnisation. En effet, il doit sa nomination au tribunal ecclésiastique par le cardinal Barbarin lui-même impliqué dans l'affaire et reconnu coupable en janvier 2019 de ne pas avoir révélé les faits à la justice.Les différents évêques dont le cardinal Barbarin (toujours en poste) qui se sont succédés savaient que Bernard Preynat était un pédo-criminel. Ils ont fait le choix de le maintenir jusqu'en 2015 au contact d'enfants, en connaissance de cause, sans mesure de contrôle.
En mars dernier, le Pape François a refusé la démission du Cardinal Philippe Barbarin, reconnu coupable, pour non-dénonciation d'abus sexuels, en première instance et dont le procès en appel est prévu pour novembre. Quant à Bernard Preynat, mis en examen en 2016, il n’a toujours pas été jugé par le tribunal correctionnel de Lyon. Le procès pourrait avoir lieu à la mi-janvier 2020.