Violences lors des manifestations à Lyon : 10 personnes face au juge ce samedi

Treize personnes ont été interpellées à Lyon, jeudi 23 mars 2023, lors de la manifestation contre la réforme des retraites. Dix d'entre elles vont être présentées à l'autorité judiciaire ce samedi.

Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, violences et dégradations, rébellion... Ce samedi 25 mars 2023, et à l'issue de leur garde à vue, dix personnes vont faire l'objet de poursuites judiciaires suite aux débordements qui ont émaillé la journée de mobilisation du 23 mars contre la réforme des retraites.

Placement en détention ou non

Dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate, dix personnes majeures vont être "présentées devant un juge délégué en vue de leur placement éventuel en détention provisoire", indique ce samedi 25 mars, le parquet de Lyon. Et ce, dans l'attente de leur jugement pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique et participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations." Le parquet de Lyon indique que cette audience n'est pas ouverte au public.

Jeudi 23 mars 2023, neuvième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites et le recours au 49.3 par le gouvernement : la situation se tend place Bellecour à Lyon. Des affrontements ont lieu entre certains manifestants et les forces de l'ordre. Bilan : près d'une soixantaine de blessés dans les rangs des policiers.

Un mineur poursuivi

Quatre autres personnes vont être, en partie, fixées sur leur sort dans cette même journée de samedi. Trois pour des faits de rébellion et dégradations volontaires. Et une personne mineure qui pourrait être placée sous contrôle judiciaire avant d'être jugée par le tribunal pour enfants. Dans ce dernier cas, les faits reprochés sont, encore une fois, des jets de projectiles sur les forces de l'ordre et la participation à un regroupement qualifié de "violent et hostile" ces derniers jours par les autorités préfectorales.

Le parquet de Lyon précise, par ailleurs, que trois personnes ont été libérées après la levée de leur garde à vue, faute "d'infraction pénale caractérisée".

 Jet de peinture sur les murs de la préfecture

    Autres suites judiciaires après une autre manifestation à Lyon : trois militants écologistes ayant jeté de la peinture sur la façade de la préfecture du Rhône, le 22 mars, ont été présentés à l'autorité judiciaire compétente ce vendredi.

    Poursuivis pour pour dégradations volontaires en réunion contre un bâtiment public, les trois activistes pour le climat ont été placés sous contrôle judiciaire et seront jugés le 23 mai prochain.