Les travailleurs saisonniers étrangers et les étudiants récoltent ensemble les cerises des Monts du lyonnais

Majoritairement d'origine étrangère, la main-d'oeuvre saisonnière dans l'agriculture l'est encore d'avantage en pleine crise du coronavirus. Grâce aux saisonniers venus de Pologne, les producteurs sont soulagés. Exemple à Chevinay dans le Rhône où la récolte de la cerise vient de débuter.   

Arrivés en France très tôt, cinq travailleurs polonais sont arrivés ici à temps et ont pu être confinés très tôt. Surpris par la pandémie du Coronavirus, ils n'ont pas pu rentrer chez eux.
Arrivés en France très tôt, cinq travailleurs polonais sont arrivés ici à temps et ont pu être confinés très tôt. Surpris par la pandémie du Coronavirus, ils n'ont pas pu rentrer chez eux. © Paul Satis
Les cerises ne sont pas encore mûres... mais déjà, il faut les protéger des ravageurs. C'est d'ailleurs la première tâche qu'effectuent les saisonniers : installer les filets para-grêle, et anti-insectes.
Arrivés en France très tôt, cinq travailleurs polonais sont arrivés ici à temps et ont pu être confinés très tôt. Surpris par la pandémie du Coronavirus, ils n'ont pas pu rentrer chez eux. "On a commencé ici au mois de février cette année, et on est restés tout le temps sur place. Si nous étions rentrés en pologne, nous serions restés là-bas, en quarantaine. Pas possible de prendre le risque de retourner voir la famille.. Ma mère a déjà 81 ans." explique l'un d'eux. 
 

Du renfort venu de toutes parts

En renfort, une douzaine d'autres travailleurs polonais est attendue ici. Bien moins que les autres années... Ici, il est impératif de respecter les distances de sécurité, notamment dans les caravanes et mobil-home où ces employés sont logés. "On a une bonne quinzaine d'habitués qui viennent chaque année, depuis très longtemps. On les a rassurés en leur disant qu'on pouvait les prendre, même si on en était pas totalement sûrs... Mais effectivement, on ne prend pas de nouveaux travailleurs saisonniers étrangers. On avait aucune garantie" commente l'exploitant Vincent Pestre
"En fait, moi, je suis employée en intérim dans l'événementiel, d'habitude", explique l'une des étudiantes employée ici en tant que travailleur saisonnier, "Mais avec le covid 19, tout a été annulé. Un coup de chance que j'ai pu venir ici."
"En fait, moi, je suis employée en intérim dans l'événementiel, d'habitude", explique l'une des étudiantes employée ici en tant que travailleur saisonnier, "Mais avec le covid 19, tout a été annulé. Un coup de chance que j'ai pu venir ici." © Paul Satis

La cueillette a débuté tout doucement sur d'autres parcelles, pour parvenir à embaucher en tout 45 saisonniers. Des étudiants sont venus oeuvrer pour la toute première fois à la ferme. "En fait, moi, je suis employée en intérim dans l'événementiel, d'habitude", explique l'une d'entre eux "Mais avec le covid 19, tout a été annulé. Un coup de chance que j'ai pu venir ici."

Après des semaines d'incertitude, la récolte des cerises va donc pouvoir être assurée dans les Monts du lyonnais 
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