Un tueur de poules rode à Sainte-Foy-lès-Lyon

Le poulailler d’Hubert, retraité gallinophile, a été décimé en quelques nuits par un mystérieux prédateur. Il a fallu déployer les grands moyens pour l’identifier…

Le coq d'Hubert a connu une fin tragique
Le coq d'Hubert a connu une fin tragique © Hubert Bottazzi
Le renard dans le poulailler : grand classique, qui s’est fait voler la vedette, ces dernières années, par le loup dans la bergerie. N’empêche que début mai, les nuits profondes de Sainte-Foy-lès-Lyon ont vu le retour de la bestiole rousse chez les poulettes…
Et pourtant, Hubert avait tout prévu pour protéger des coups de dent intempestifs ses deux poules de concours et son coq de compétition. Deux poules cendrées et un coq flamboyant, dans un poulailler tout à fait aux normes, avec un grillage à mailles fines de deux mètres de hauteur.

Le 3 mai dernier au matin, Hubert horrifié découvre pourtant au pied du perchoir le corps sans vie (et sans cou, et sans tête, alouette…) de l’une de ses belles poules, passablement déplumée… «A première vue, j’ai cru à une attaque de fouine…»

Qu’à cela ne tienne, Hubert achète illico deux poulettes noires poids plume, pour consoler le coq, veuf inconsolable de l’une de ses légitimes. Le coq les adopte, leur fait un brin de cour et roule ma poule !
Et chaque soir pour dissuader la fouine tueuse, Hubert vaporise du parfum aux quatre coins du cabanon. Il paraît que c’est souverain : un poulailler qui cocotte et les fouines ont les chocottes…

Mais une dizaine de jours plus tard, nouvelle horreur matinale pour Hubert : ses deux poulettes se sont volatilisées, il ne reste que leurs plumes noires éparpillées dans le poulailler. Cette fois Hubert soupçonne un rapace. Nocturne. Une chouette, quoi…

Sauf que deux jours plus tard, nouveau massacre : la deuxième poule cendrée et le coq sont retrouvés baignant dans leurs plumes. Sans plus de tête que la première victime… Et toujours aucun indice sur la nature et la taille de l’ogre.

Il aura fallu qu’Hubert sorte les grands moyens, une caméra thermique à détecteur de mouvement, pour identifier le monstre : une renarde ! Affamée et affûtée au point de penser à grimper sur un tas de bois pour accéder au poulailler. Coup de théâtre : Hubert qui maudissait la fouine, a (presque) pardonné à la renarde… Faut dire qu’elle a de beaux yeux.
 
La caméra thermique installée par Hubert a révélé l'identité du prédateur
La caméra thermique installée par Hubert a révélé l'identité du prédateur © Hubert Bottazzi

Depuis, la rousse dévorante n’est plus revenue. Evidemment, puisque le garde-manger est désert… Pour l’instant. Hubert n’a pas renoncé à élever des poules. Mais avant, il va d’abord bunkeriser le poulailler.



 
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