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Rugby: Loin de Grenoble, le FCG trébuche à Bayonne

Geoffroy Messina pris au piège / © AFP
Geoffroy Messina pris au piège / © AFP

Il y aurait beaucoup à dire sur cette rencontre au Pays Basque. Dire que les Grenoblois ont manqué de réussite dans les temps forts, dire que le réveil à tarder mais dire, surtout, que l'arbitre s'est un peu montré partial. Bilan, le FCG rentre avec une défaite 24 à 21.

Par France 3 Alpes avec AFP

Ce samedi 23 novembre, Fabrice Landreau s'en souviendra. Une journée où "on a envie de tout arrêter", explique le manager après la victoire étriquée de Bayonne. Pour le coach grenoblois, l'arbitre avait une préférence, Fabrice Landreau le fait comprendre par sa colère (lire Les réactions). Une consolation, le FCG revient avec le point de bonus défensif qui les maintient en milieu de tableau (8e).

Les Basques, sur courant alternatif, doivent une fière chandelle à leur ailier et buteur argentin Bustos Moyano, auteur de 18 points, dont la pénalité de la victoire (77e), alors que Grenoble venait juste de revenir à hauteur, à la faveur d'un essai d'Hegarty (21-21, 74e).

Et pourtant de belles incursions


Bustos Moyano avait récompensé la bonne entame basque campé dans la moitié iséroise, même si le FCG faisait payer ses premières incursions dans le camp de l'Aviron, avec un décalage profitant à Caminati pour Messina en bout de ligne (5-3, 12e).

La partie s'équilibrait malgré les difficultés en mêlée de Bayonne, sanctionné de trois pénalités et un coup franc lors du premier acte. Grenoble virait à la pause en tête (9-11), mais avec des regrets, comme sur l'action d'essai gâchée par en-avant de Faure (38e).
Bayonne, par des pénalités successives, repassait devant puis se détachait en début de seconde période (15-11, 51e), son meilleur moment, alors que le Néo-Zélandais Brett suppléait dans l'exercice Bustos Moyano, frappé d'un carton jaune pour jeu dangereux (41e).

Revenu aux affaires, l'Argentin reprenait son oeuvre, récompensant des temps forts basques, comme une pénalité remportée en mêlée par le pilier Tialata, (18-11 puis 21-11, 59e). 

Une pénalité de 46m de Caminati maintenait le suspense (21-14, 61e) et en même temps sonnait le réveil du FCG. Après une occasion manquée sur une mêlée mal introduite, l'égalisation iséroise venait d'Hegarty après un pilonnage en règle de la ligne bayonnaise.
Bayonne pouvait alors s'estimer heureux que Tialata échappe à la correctionnelle, pour un plaquage haut sur le talonneur grenoblois dans l'en-but.
Doublement heureux les Basques, puisque Bustos Moyano, trois minutes plus tard, faisait basculer le match d'un but des 40 mètres. Une défaite amère pour les Grenoblois qui ont eu l'impression de se faire voler le match.

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Les réactions

Fabrice Landreau (manager de Grenoble): "Je ne savais pas trop quoi dire aux joueurs. Je les ai félicités pour leur match, pour n'avoir rien lâché. Mais ils sont déçus et moi, j'ai envie d'arrêter d'entraîner. On n'a pas le droit de mettre en péril tout notre travail. Alors bien sûr, j'ai dit aux joueurs qu'on a perdu le match lorsqu'on a encaissé 9 points en supériorité numérique, qu'on leur a fait trop de cadeaux. On a commis des erreurs mais malgré ça, sur les 20 dernières minutes... On devrait mettre une limite d'âge pour les arbitres vidéo. Et je ne dis pas ça parce qu'on a perdu. Je suis très déçu. Ce n'est même plus la peine de participer aux réunions d'arbitrage. C'est comme ça qu'on démotive les gens. Et pourtant, j'ai toujours soutenu le corps arbitral. L'arbitre est un homme comme les autres, parfois il a des sinusites chroniques: il ne sent pas le jeu."

Christian Lanta (entraîneur de Bayonne): "Je suis vraiment très satisfait de ce match. Ce n'est pas le hasard quand Grenoble gagne au Racing ou doit s'imposer à Montpellier. C'est un adversaire performant à l'extérieur, avec peu de failles, de l'impact et une bonne conquête. Après, je veux bien que Fabrice (Landreau) râle, mais on a su aller ce chercher cette victoire, notamment à 14, ou bien qu'étant beaucoup pénalisés. Il y a deux mois, le groupe aurait presque admis d'être battu. Aujourd'hui, il se révolte. C'est la grosse différence."

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