Bygmalion. Le député de Savoie Dominique Dord, ex-trésorier de l'UMP a été entendu comme témoin assisté

Dominique Dord / © AFP
Dominique Dord / © AFP

Par AFP

Déjà entendu comme témoin le 28 mai 2014, le député de Savoie a confirmé ce vendredi 3 juillet qu'il avait bel et bien été placé sous le statut de témoin assisté dans l'affaire Bygmaloen, un placement intervenu le 26 juin dernier.

Dominique Dord, trésorier de l'UMP durant la présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, a été interrogé à propos de sa signature qui apparaît sur des règlements frauduleux. En tant que trésorier de l'UMP, Dominique Dord ne conteste pas sa signature sur certains règlements, "mais je n'ai jamais eu connaissance d'une fraude", a-t-il déclaré à l'AFP.  Selon lui, sa signature apparaît sur une vingtaine de règlements entre l'UMP et Event and Cie en 2012, pour environ 20 millions d'euros.

"Un certain nombre de signatures ne sont vraisemblablement pas de ma main"


"Si je n'ai pas été mis en examen, c'est que sur les vingt signatures qui sont sujettes à critique, un certain nombre ne sont vraisemblablement pas de ma main", assure-t-il. Dominique Dord a fait valoir que sa signature électronique a pu être utilisée en son absence. 

Dominique Dord "se complaisait à se présenter comme une machine à signer", avait déclaré, en garde à vue, l'ancienne directrice des ressources de l'UMP, Fabienne Liadze, qui a été mise en examen.

Il avait démissionné de ses fonctions en novembre 2012 en formulant de vives critiques à l'égard du patron de l'UMP de l'époque, Jean-François Copé.

Onze personnes mises en examen

Les juges enquêtent sur un système de fausses factures mis en place pour imputer à l'UMP des dépenses de meetings, environ 18,5 millions d'euros, qui auraient dû figurer dans le compte de campagne de Nicolas Sarkozy. Un chiffre colossal par rapport au plafond qu'impose la loi, 22,5 millions d'euros, et qui avait quand même été dépassé.

Onze personnes ont été mises en examen dans ce dossier: quatre anciens dirigeants de Bygmalion, dont la filiale Event and Cie facturait les prestations de meetings, d'ex-cadres de l'UMP et des anciens responsables de la campagne. Plusieurs cadres de Bygmalion ont reconnu l'existence de la fraude. A l'UMP, seul Jérôme Lavrilleux l'a confirmée. A ce stade, Nicolas Sarkozy n'a pas été entendu par les juges.
 
L'ancien directeur général de l'UMP, Eric Cesari, mis en examen, a lui aussi été confronté à sa signature sur de nombreux devis de prestations fictives d'Event and Cie à l'UMP. En garde à vue, il a résumé cette signature à un "automatisme", tout en affirmant que l'inscription manuscrite "Bon pour accord" qui apparaît juste à coté n'était pas de sa main, selon une source proche du dossier.

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