Deux Chambériens publient "La femme du Kilimandjaro", un roman scientifique à succès

Marianne et Arnaud Buffin-Parry, deux Chambériens issus du milieu scientifique, publient "La femme du Kilimandjaro". Un premier roman qui embarque le lecteur dans une enquête menée par deux protagonistes que rien ne destinait à se rencontrer.

Marianne Buffin-Parry a écrit, avec son conjoint, "La femme du Kilimandjaro", publié aux éditions du Mont-Blanc.
Marianne Buffin-Parry a écrit, avec son conjoint, "La femme du Kilimandjaro", publié aux éditions du Mont-Blanc. © France 3 Alpes

Un fragment d'os humain découvert dans une calotte glaciaire, c'est le point de départ de "La femme du Kilimandjaro", un polar scientifique sorti de l'imagination de deux Chambériens. Fort d'un bel accueil, leur premier roman publié aux éditions du Mont-Blanc pourrait faire place à un second volet.

Anna, glaciologue, est l'héroïne de ce livre. La vie de cette scientifique bascule lorsqu'elle découvre, dans une carotte glaciaire provenant du Kilimandjaro, un fragment d'os humain datant de 11 000 ans. A travers le personnage principal de son roman, Marianne Buffin-Parry, l'autrice, véhicule ses convictions tout au long de l'histoire.

"Elle est un peu militante, elle va revendiquer certaines choses. Il y a des thèmes qui sont importants pour elle comme le réchauffement climatique, la place de la femme... Ca me tient à cœur et ça transparaît dans le caractère d'Anna. Après, je pense que j'ai moins mauvais caractère qu'elle", sourit Marianne Buffin-Parry, ingénieure hospitalière.

Simon est le second héros du roman. Alors que rien de le prédestinait à rencontrer Anna, il va se retrouver à enquêter sur le mystère de la femme du Kilimandjaro avec elle. Car l'ADN du fragment osseux découvert par la glaciologue se trouve être celui de Maïssa Diallo, sa femme décédée quelques années plus tôt d'une maladie incurable apparue aux quatre coins du monde.

Dans le scénario, Arnaud est pédiatre comme Arnaud Buffin-Parry, son créateur. "Simon ne me ressemble pas du tout. Physiquement, il est plus beau que moi. Je ne pense pas être si beau, s'amuse le co-auteur de l'ouvrage. Néanmoins, les réflexions de Simon m'appartiennent."

 

"Chaque ligne du livre est un compromis"

"La femme du Kilimandjaro" est un roman scientifique écrit à quatre mains. Celles d'un couple de Chambériens, Arnaud et Marianne. L'aventure a commencé en 2015. "A cette époque, se rappelle l'autrice, nous vivions séparément avec nos enfants et on avait envie de construire quelque chose ensemble. On a réfléchi au projet qu'on pouvait mener, partir en voyage par exemple. Et on s'est dit qu'écrire un livre pourrait être un réel projet."

"On s'est dit qu'on n'aurait pas de bébé mais qu'on pouvait en faire ensemble en écrivant un bouquin. On sait écrire, on aime écrire, et on invente une histoire", complète Arnaud. Pour arriver au bout de cette histoire, il a fallu batailler. Faire des concessions, sans cesse, entre Arnaud, bouillonnant, hyperactif, et Marianne, méthodique et consciencieuse.

"Chaque ligne du livre est un compromis. Il y a eu de nombreux échanges entre nous. C'est pour ça que ça nous a pris du temps", explique Marianne. "Ecrire un scénario, c'est top à deux. Après, rédiger, se mettre d'accord sur ce qu'on retient, ce qu'on ne retient pas et la façon dont on le dit, c'est une épreuve. Et notamment décider du moment où on s'y met", ajoute Arnaud.

Le résultat est là, 350 pages à couper le souffle. Une glaciologue révoltée et un pédiatre mélancolique volant au secours de la planète, cherchant à résoudre une énigme qui les mènera des effets induits par le réchauffement climatique aux sources même de la vie. Pour y parvenir, les deux protagonistes entreprennent un périple des immensités blanches du Groenland, aux chaleurs torrides du Sahel jusqu'à Paris, puis Berlin et enfin Chambéry. Déjà 2 500 exemplaires ont été vendus, faisant germer l'idée d'un second tome...

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
littérature culture livres montagne nature