Nordahl Lelandais était entendu ce vendredi 9 novembre 2018 au tribunal de Chambéry dans le cadre de sa mise en examen pour l’assassinat d'Arthur Noyer. Pour la première fois, l’avocat de la famille du Caporal a pu assister à l’audience.
L’audition s’est achevée vers 12h30 vendredi.
Nordahl Lelandais a été entendu pendant environ trois heures par les juges d'instruction de Chambéry dans le cadre de l'enquête sur la mort du caporal Arthur Noyer.
Affaire pour laquelle il est poursuivi pour « assassinat ».
Ce troisième interrogatoire a été conduit, pour la première fois, en présence de l’avocat des parents du caporal Noyer.
Il devait porter sur les circonstances de la mort d'Arthur Noyer après les résultats des longues analyses de ces ossements restés plusieurs mois dans la nature.
Selon maître Bernard Boulloud, l'ex-militaire de 35 ans a "répondu aux questions et confirmé ses déclarations" sur les circonstances de la mort du jeune chasseur alpin.
« On avance » a déclaré l’avocat à plusieurs reprises.
Il s’est félicité d’avoir pu enfin assister à l’interrogatoire : « c’est important que les parties civiles soient là » a-t-il dit.
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Maître Bernard Boulloud
L'avocat de Nordahl Lelandais quant à lui n'a pas souhaité s'exprimer à l'issue de l'audience.
Des déclarations au compte-goutte
Depuis le début de cette affaire, Nordahl Lelandais s'exprime peu. Il attend souvent d'être confronté aux preuves pour apporter sa version des faits.
Il avait d’abord reconnu avoir croisé la route du jeune caporal disparu en avril 2017 après une soirée en boîte de nuit.
Il avait été confondu par la présence de sa voiture sur les lieux de la disparition du caporal, dans le centre-ville de Chambéry, puis par l'exploitation de sa téléphonie, alors qu'il était déjà écroué pour la disparition de la petite Maëlys.
Il avait ensuite, fin mars, avoué avoir "porté des coups" au militaire de 23 ans lors d'une bagarre qui a mal tourné et entraîné une chute fatale du caporal du 13e BCA.
Des débris du crâne du caporal avaient été découverts le 7 septembre par un promeneur aux abords d'un sentier en contrebas du col de Marocaz (Savoie).