Les implants de stérilisation Essure mis en cause par une habitante de Yenne, en Savoie

© Céline V.
© Céline V.

Céline, mère de 4 enfants, multiplie les problèmes de santé depuis la mise en place de l’implant il y a un an. Elle a décidé de se faire opérer pour le retirer le 22 février 2017. Une opération qui ne sera pas anodine.

Par Anne Hédiard

Céline avait accepté cette méthode de stérilisation définitive il y a tout juste un an, sur les conseils d’un chirurgien qu’elle était allé consulter pour se faire ligaturer les trompes.

Elle avait évoqué à l’époque une probable allergie au nickel, l'un des composants de l'implant. Le médecin l’avait alors rassurée en lui certifiant que cela n’aurait aucune incidence.

Elle se fait donc implanter, le 10 février 2016 ces "petits ressorts" dans les trompes de Fallope pour les obstruer.

Les suites de l’opération se passent bien. Céline passe quelques mois tranquille puis les problèmes surviennent.

Des douleurs articulaires, musculaires, des maux de ventre et un état de fatigue général important.

Aujourd’hui Céline ne peut plus faire de sport. Elle peine même à exercer son métier d’assistante maternelle car il faut sans cesse lutter contre une fatigue généralisée.

Le 11 janvier dernier, Céline a dû subir une ablation de la vésicule biliaire après la découverte de calculs importants.

Une intolérance à l’implant


Et aujourd’hui cette mère de famille n’a plus aucun doute : l’implant de stérilisation définitive Essure, du laboratoire Bayer est responsable de ses problèmes de santé à répétition.

Le rapprochement, elle l’a fait grâce à la médiatisation des premières plaintes déposées en décembre dernier.

Dans le témoignage des victimes, elle a retrouvé son histoire.

Elle s’est donc rapprochée de l’association Resist (Réseau d’Entraide, Soutien, d’Information sur la Stérilisation Tubaire).

Une association qui a appelé les femmes à ne pas avoir recours aux implants Essure au nom du principe de précaution, en attendant les résultats des études sur les effets indésirables de ce dispositif.

Céline a décidé de porter plainte. Mais avant cela elle va se faire opérer le 22 février prochain à Chambéry pour se faire retirer cet implant. Une opération délicate, qui nécessitera l'ablation des trompes, du col de l'utérus et de l'utérus.

Céline espère retrouver une vie de femme "normale" mais elle n'en restera pas là.

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