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JO 2018. Victor Muffat-Jeandet, le champion de Val d'Isère que l'on n'attendait pas

© Kirill Kudryavtsev / AFP
© Kirill Kudryavtsev / AFP

Il a 29 ans. Si les passionnés de ski alpin le connaissent bien, jusqu'à ce matin, Victor Muffat-Jeandet était encore inconnu du grand public. Tout à l'heure à Pyeongchang, il a remporté le bronze en combiné olympique, à la surprise générale. Alors même qu'il s'était classé 29ème en descente. 

Par TD, AFP et France 3 Alpes

Aux côtés du plus attendu Alexis Pinturault sur le podium, il y avait donc un autre Français ce matin... Victor Muffat-Jeandet a offert à la France sa cinquième médaille olympique. Le bronze, en combiné.  

Une belle surprise, alors que l'on espérait l'or pour Pinturault. 

Et pourtant, "VMJ" avait mal démarré en descente et aurait pu ne pas disputer la seconde manche.  

Un champion qui s'est révélé tardivement 

Né à Aix-les-Bains en 1989, Victor Muffat-Jeandet a connu un parcours bien différent de son coéquipier Alexis. Alors qu'Alexis Pinturault connaissait ses premières victoires en junior et faisait ses armes sur la piste de Courchevel, à côté de l'hôtel de luxe de ses parents... le citadin "VMJ" attendra ses 28 ans pour obtenir ses premiers titres. 

Une carrière qu'il doit d'abord à ses parents, radiologue et médecin, qui le conduisaient plusieurs fois par semaine, enfant, assouvir sa passion naissante, d'abord au ski club de Chambéry puis à celui de Bonneval-sur-Arc.

"Oui, mes parents ont fait énormément de route et d'investissements pour moi", assure celui qui plus jeune avait Luc Alphand pour idole, "puis Hermann Maier".

L'année 2015/2016 marque un véritable tournant pour VMJ. Il s'élance pour la première fois parmi les 7 premiers dossards lors du géant d'ouverture de Sölden où il obtient la 10e place. Son fan club officiel voit ainsi le jour.

Le skieur de Val d'Isère parvient à s'imposer pour la première fois en Coupe du monde, le 12 janvier dernier dans le combiné de Wengen, là où il avait fêté son premier podium deux ans auparavant.

"Après un début de saison délicat, j'avais peu de réussite. Il ne se passait pas grand chose de concret malgré de bonnes sensations", confiait-il avant les JO.

Le travail et l'abnégation 

"Victor a un côté talentueux, mais il a besoin de beaucoup répéter, de travailler en quantité", explique David Chastan, le directeur de l'équipe de France messieurs, au sujet de Muffat-Jeandet. Tous reconnaissent ses qualités, sa passion des études et du travail.

"Victor, c'est la médaille de l'abnégation. C'est génial", a réagi Fabien Saguez, le directeur technique national après le combiné de ce matin. 

Ses entraîneurs le décrivent comme "perfectionniste et sensible", un homme "talentueux et brillant intellectuellement", mais qui réfléchit "parfois trop".

"Il a le cerveau qui fonctionne, il est sensible aux termes qu'on utilise", ajoute le coach qui raconte l'effet bénéfique d'une "soufflante" passée après une déception à Alta Badia (Italie), où le licencié au club de Val d'Isère avait terminé 23e du géant.

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