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Rencontre des députés avec Bashar al-Assad : Jean-Pierre Vial le sénateur de Savoie s'explique

Le député UMP savoyard Jean-Pierre Vial est de retour de Syrie. Il répond aux critiques dont il a fait l'objet depuis sa rencontre avec Bachar el-Assad. Il affirme avoir fait ce déplacement par nécessité à l'heure où l'ONU essaie de mettre tout le monde autour de la table.               


 
Le 25 février, un groupe de parlementaires dont Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de la Savoie (au centre sur la photo), a été reçu par le président syrien Bashar al-Assad
Le 25 février, un groupe de parlementaires dont Jean-Pierre Vial, sénateur UMP de la Savoie (au centre sur la photo), a été reçu par le président syrien Bashar al-Assad © AFP PHOTO / HO / SANA
Sitôt rentré de Syrie, le sénateur savoyard Jean-Pierre Vial ne cesse d'enchaîner les réunions, son téléphone sonne sans relâche, sollicité par les médias, les autorités... Et pour cause il est le premier politique français à avoir rencontré le président syrien depuis 4 ans.

Ce déplacement à Damas a été fermement condamné par Matignon et l'Elysée. En Syrie le sénateur est aussi allé au-devant de la population, et il compte bien retourner dans le pays prochainement. 

Reportage Jérome Ducrot, Frédéric Pasquette :
durée de la vidéo: 01 min 39
Réaction de Jean Pierre Vial de retour de Syrie

Il y a quelques jours, le gouvernement avait confirmé qu'au PS, le député socialiste Gérard Bapt n'avait reçu "aucun feu vert" au PS pour cette rencontre avec le président syrien. L'initiative n'est légitime  "ni sur la forme, ni sur le fond", a ainsi déclaré Jean-Christophe Cambadélis dans un communiqué.

Le député de Haute-Garonne sera reçu à ce sujet mardi prochain rue de Solférino par le premier secrétaire du PS. "Personne n'a été avisé au Parti socialiste, au groupe SRC pas plus qu'à l'Assemblée nationale, de son voyage. Donc aucun feu vert n'a été donné à ce voyage libano-syrien", a souligné Jean-Christophe Cambadélis.

"Nul parlementaire, a-t-il ajouté, ne peut, de son propre chef, rétablir des relations diplomatiques avec un dictateur qui a gazé son peuple. Ceci, alors que la France a rompu les relations diplomatiques et fermé son ambassade à Damas. Il y va de la crédibilité de la parole de la France".

Selon lui, "chacun sait que Bachar al-Assad a libéré les +al-qaïdistes+ qui furent à l'origine de Daesh pour briser son opposition" et "qu'il tente d'obtenir un sauf-conduit" en "jouant sur la crédulité des opinions occidentales".

"La solution en Syrie n'est pas à Damas mais à Téhéran et à Moscou et nul n'ignore le prix à payer. La solution face à Daesh n'est pas à Damas mais dans l'aide aux Kurdes, aux combattants sur place. Et elle passe par Riad, Doha et Ankara", a-t-il encore commenté.

Quatre parlementaires français se sont rendus cette semaine en Syrie, suscitant de très vives critiques de la part du président de la République et du Premier ministre. Outre M. Bapt, il s'agit du député UMP Jacques Myard, du sénateur UMP Jean-Pierre Vial et du sénateur centriste François Zocchetto. Ces trois derniers parlementaires ont rencontré Bachar al-Assad, à la différence de Gérard Bapt. Il est le premier politique français à avoir parlé au président depuis quatre ans. 

 

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