En Savoie, les agriculteurs se regroupent pour investir dans des machines plus respectueuses de l'environnement

En Savoie, les agriculteurs s'informent pour investir dans des machines plus respectueuses de l'environnement. Photo d'illustration. / © LOIC VENANCE / AFP
En Savoie, les agriculteurs s'informent pour investir dans des machines plus respectueuses de l'environnement. Photo d'illustration. / © LOIC VENANCE / AFP

Une journée d'information à destination des agriculteurs désireux de passer à des moyens de production plus propres était organisée à La Motte-Servolex (Savoie) ce jeudi. Ils sont de plus en plus nombreux à se regrouper pour investir dans l'agriculture du futur.

Par M.D. avec Florine Ebbhah

Connectée, automatisée, inventée pour plus de productivité et de confort de travail : l'agriculture du futur a fait des émules à La Motte-Servolex jeudi 26 septembre. La Coopérative d'utilisation de matériel agricole (Cuma) de Savoie organisait une journée d'information pour les agriculteurs en pleine réflexion sur la pratique de leur métier.

L'événement présentait notamment une drôle de machine : un enjambeur électrique destiné au maraîchage. L'engin sert à planter, récolter et surtout désherber sans produit chimique, l'objectif premier de cette journée de sensibilisation à des méthodes plus propres.

 

Le frein du budget


"On parle beaucoup d'environnement en ce moment et les agriculteurs sont souvent pointés du doigt, relève Jay Jivan-Kessaodjee, animateur de la fédération régionale des Cuma Isère/Savoie. On essaye de faire le lien entre les agriculteurs en conventionnel et ceux qui sont en réflexion, en cours de conversion au biologique, mais aussi ceux qui ont envie de modifier leurs pratiques, d'utiliser moins de produits phytosanitaires ou d'avoir moins d'impact sur le sol."
 

Même si les mentalités et la technologie changent, la mutation prend du temps. Mais l'idée fait son chemin, quel que soit le mode de production : "Je ne suis pas bio, pas spécialement pour l'utilisation de produits chimiques, et je cherche des alternatives en ce sens, témoigne Franck Denale, maraîcher en Haute-Savoie. J'ai trouvé de jolies solutions, après ça sera le budget qui sera peut-être un frein. C'est un investissement sur le long-terme donc d'ici 2 ou 3 ans, mais il faut y réfléchir à l'avance."

 

Se regrouper pour mieux cultiver


D'autres machines plus imposantes étaient présentés aux exploitants désireux de bousculer leurs méthodes. Des moyens de production variés avec le même objectif en ligne de mire : travailler sans polluer. Mais alors comment accéder à de telles technologies sans se ruiner ? C'était l'une des question abordées par les organisateurs de la Cuma Savoie.
 

"Une Cuma ça sert à acheter du matériel à plusieurs pour minimiser le coût et travailler avec du matériel assez performant, renouvelé régulièrement", rappelle Nicolas Bochet, président de la Cuma du Beaufortain. L'agriculture de demain assurent les organisateurs, c'est de l'investissement à tous les niveaux. Travailler en collectif, d'abord par économie, sert aussi à faciliter les échanges, multiplier les conseils ou tout simplement s'entraider. 

 

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