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Savoie. Une invasion de zombies en Maurienne. Des comédiens du cru attaqués dans la vallée

"Le dernier Vermouth" de Germain AGUESSE. Une invasion de zombies en Maurienne. / © Gaëtan LAMARQUE
"Le dernier Vermouth" de Germain AGUESSE. Une invasion de zombies en Maurienne. / © Gaëtan LAMARQUE

Des zombies partout en Maurienne et la crainte de la fin du monde pour 3 paysans savoyards. C’est le pitch du premier court-métrage d'un tout jeune réalisateur qui a choisi la Savoie comme décor. Serge Papagalli, Daniel Gros et Gilles Graveleau comme têtes d’affiche pour « Le dernier Vermouth ».
 

Par EM

1998, en Savoie : 3 amis de longue date, des paysans Savoyards plutôt bourrus, se réunissent un soir pour fêter le départ en retraite de l’un d’eux. Au réveil 3 jours plus tard de cette soirée déjà trop arrosée, espérant la prolonger, ils descendent au village se ravitailler. Ils découvrent alors que les morts reviennent à la vie et attaquent les vivants.

Derrière la caméra Germain Aguesse, 23 ans, tout juste diplômé de l’Institut International de l’Image et du Son, situé en région parisienne.

Originaire du Nord, c’est avec son frère Robin qu’il a écrit le scénario de ce court-métrage comico-horrifique. Un film de zombies, une atmosphère post-apocalyptique, l’idée leur trottait dans la tête depuis plusieurs années déjà.

Une cagnotte est lancée sur internet. Une fois la somme réunie, complétée par leurs deniers personnels, le tournage commence en juin dernier.
10 jours sous les projecteurs et les caméras pour un budget total de 30.000 euros. 
 
Germain et Robin AGUESSE qui ont écrit ensemble le scénario. / © Gaëtan LAMARQUE
Germain et Robin AGUESSE qui ont écrit ensemble le scénario. / © Gaëtan LAMARQUE

"Pour ce film on a fait appel à nos connaissances, les élèves de mon école de cinéma par exemple" nous dit Germain. "Equipe technique, comédiens et figurants, il a fallu gérer une équipe de près de 60 personnes".

"L'idée c'était que ce film ne coûte rien à personne, ni logement ni transport ni cantine, "seulement" son temps de travail. Alors on a cherché les meilleures solutions dans la vallée, auprès des gens qu'on connaissait. On a ainsi réussi à loger toute l'équipe dans 2 gros châlets au Corbier" ajoute Robin.


Voir la bande-annonce :
 

Pourquoi la Maurienne ?


Parce qu’à sa sortie d’école Germain est venu y faire un stage de quelques mois pour Maurienne TV.
Parce qu’aussi son frère Robin y était déjà installé, travaillant comme conducteur de travaux.

« La plupart des films de zombies se passent généralement dans des grandes villes, c’est le cas par exemple de World War Z avec Brad Pitt qui se joue à Philadelphie. En choisissant un petit village de montagne nous voulions apporter une autre dimension au sujet : comment font les gens pour s’en sortir dans un petit coin reculé. Et pour cela, la Maurienne c’était parfait » expliquent les 2 frères.


Papagalli, Gros, Graveleau et Arbona. 4 copains comme têtes d’affiche.


Devant la caméra, des visages bien connus des Alpes et des fans de la série Kaamelott d’Alexandre Astier. Des amis avant tout.

Serge Papagalli d’abord, symbole de l'humour paysan en Dauphiné (comédien et metteur en scène grenoblois aux multiples one-man-shows, Guethenoc dans la série Kaamelott, Abraracourcix dans le film d’animation Astérix : le domaine des Dieux…)

A ses côtés le Savoyard Daniel Gros qui dirige depuis plus de 30 ans une compagnie de théâtre en Maurienne et le Lyonnais Gilles Graveleau (Kaamelott, Glanding…).

Un quatrième personnage complète le tableau : Gilles Arbona, comédien de théâtre et de cinéma. Il campe un curé fraîchement installé en Savoie qui viendra en aide aux survivants dans leur fuite.

4 comédiens et un point en commun, celui d’avoir joué ensemble dans Mais y va où le monde ?, le premier long métrage réalisé par… Serge Papagalli en 2011.

A noter aussi la participation en zombie de l’humoriste Greg Romano.
 
Daniel Gros, Gilles Graveleau, Serge Papagalli et Gilles Arbona / © Gaëtan LAMARQUE
Daniel Gros, Gilles Graveleau, Serge Papagalli et Gilles Arbona / © Gaëtan LAMARQUE

 

La crainte de l’an 2000


« Pour isoler un peu plus les personnages, l’action se déroule en 1998. Pas d’internet, pas de portable ou de chaîne d’info en continu. La crainte aussi pour nos personnages du passage à l’an 2000 et avec les zombies, de la fin du monde… Dans cette épreuve, ils vont devoir s’unir mais aussi s’ouvrir aux autres pour survivre » raconte Germain.
 

Vous avez dit Vermouth ?


"On voulait un titre qui sonne comme la fin du monde. Un dernier verre pour la route... une dernière bière... Alors on a fait une recherche internet sur les alcools régionaux, et le premier qui est apparu c'est le Vermouth. On a bien aimé..." explique Robin.


Deux avant-premières en février en Savoie, une en mars à Grenoble


Venez découvrir « Le dernier Vermouth » à l' Espace culturel Le Savoie de Saint-Michel-de-Maurienne le 16 février à 17h30, à Fourneaux le 22 février et au Cinéma Le Club de Grenoble le 4 mars prochain.
 

Et après ?


Repéré sur internet par un distributeur parisien, « Le dernier Vermouth » est depuis quelques mois référencé à l'Agence du court métrage. Une association qui aide à la promotion et à la diffusion des films courts, notamment dans les festivals du genre.

Une première réalisation pour en appeler d’autres… Germain et Robin ne comptent pas s’arrêter là mais plutôt se servir du « Dernier vermouth » comme d’une carte de visite.
L’écriture d’une version longue est en cours.
A suivre…

Germain Aguesse sera l’invité du journal des Alpes Jeudi 14 février prochain, à midi.

 

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