Tunnel du Fréjus. "Dimanche, ça va être l'horreur" : échaudés par les bouchons monstres à l'aller, les automobilistes redoutent le retour

A peine remis d'une journée de bouchons "inédite" avec 6 à 9 heures d'attente pour accéder au tunnel du Fréjus le mercredi 8 mai, les automobilistes appréhendent déjà leur retour de week-end et envisagent de changer leurs plans. Le gestionnaire du tunnel craint en effet un trafic encore plus important ce dimanche 12 mai, côté italien.

Personne ne l'avait vu venir. Un embouteillage monstre a surpris les automobilistes qui souhaitaient emprunter le tunnel du Fréjus, reliant Modane (Savoie) et Bardonnèche (Italie), mercredi 8 mai à l'occasion de ce pont de l'Ascension.

Dès le milieu de matinée, les usagers sont restés quasiment à l'arrêt, entre le péage de Saint-Michel-de Maurienne et l'entrée du tunnel côté français. Jusqu'à 15 km de bouchons et plus de 6 heures d'attente. De quoi gâcher le début de ce long week-end.

Alors à l'approche du retour, certains envisagent de changer leur itinéraire. D'autres de partir plus tôt. Ou plus tard. Avec un objectif : éviter à tout prix de rester à nouveau bloqués sur les routes ce dimanche. 

"C'était la première et la dernière fois"

Partis de Genève aux alentours de midi ce mercredi, Maxence et ses proches ont mis plus de douze heures pour rejoindre Sanremo (Italie). "C'était l'horreur. En temps normal, on met 6 heures, 6h30. C'était la première et la dernière fois que l'on prend le tunnel du Fréjus." Dimanche 12 mai, le vacancier prendra plutôt "le tunnel du Mont-Blanc".

Élodie et Lorenzo, un couple parti de La Tronche (Isère), ont eux aussi "mis 12 heures pour faire un trajet qui normalement nous aurait pris 5h15", souligne la jeune femme. Le couple hésite à lever le camp aux aurores, dimanche. "On sait qu'il y aura des bouchons, mais si on n'en a que pendant une heure ou trois, ça serait bien !"

Ils n'excluent pas de changer d'itinéraire à la dernière minute, selon les prévisions. "On prendra peut-être le tunnel du Mont-Blanc s'il affiche moins de temps de passage." Comme nombre d'utilisateurs, elle regrette une mauvaise communication de la part des services autoroutiers, mercredi 8 mai. "Il n'y a rien eu. Le premier message est arrivé quand on était déjà embarqués dans six heures de bouchons. Même les applications de circulation ne prévoyaient que onze minutes d'embouteillages."

Même son de cloche pour Emiliano, parti de Genève, mais qui a finalement rebroussé chemin. "Nous avons mis 35 minutes pour rejoindre le premier bouchon, celui de la barrière de péage de Saint-Michel, explique Emiliano Feresin. Une fois qu'on l'a passé, on nous a annoncé qu'il nous restait trois heures pour atteindre le tunnel du Fréjus. Entrer dans les bouchons, c'était entrer dans la bouche du lion ! On a fait demi-tour."

L'automobiliste, qui était accompagné par son fils de huit ans, déplore "une communication terrible". "Je parle un peu français, donc je pouvais lire les panneaux. Mais pour tous les étrangers, belges, néerlandais, allemands, c'était très compliqué." Il a finalement décalé son séjour en Italie au week-end de la Pentecôte, du 18 au 20 mai. "Nous prendrons un autre itinéraire, parce qu'une fois que l'on est bloqué en direction du tunnel du Fréjus, impossible de faire demi-tour."

"Ce sera certainement encore pire dimanche"

À ce stade, Bison futé prévoit une journée orange, samedi 11 mai, dans le sens des retours. Le dimanche 12 mai est lui placé en rouge dans le sens des retours, avec une “circulation très difficile”, voire “extrêmement difficile” dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

De son côté, la Société française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF) n'est guère optimiste : "Ce sera certainement encore pire dimanche [que mercredi, NDLR]. On s'attend à une journée noire dans le sens des retours d'Italie."

En effet, si les départs pour ce long week-end se sont étalés sur plusieurs jours, de mardi à vendredi, les retours d'Italie se concentrent habituellement sur la seule journée du dimanche.

Le gestionnaire du tunnel conseille donc aux automobilistes de "décaler leur retour au samedi 11 ou au lundi 13 s'ils le peuvent, ou d'emprunter un des deux itinéraires alternatifs, par le tunnel du Mont-Blanc ou Vintimille".

“On avait prévu de rentrer samedi, mais visiblement le hasard fait bien les choses, car dimanche, ça va être l'horreur. On ne va pas prendre de risques, on va partir vers 21 heures", indique Romain Gandy. Mercredi 8 mai, le jeune homme a quitté la banlieue de Grenoble aux alentours de 10h45 : il est arrivé à destination à 22 heures. "Ce sera forcément mieux qu’à l'aller. Sans bouchons, on devrait mettre trois heures pour rentrer."

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