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Soupçonnée d'islamisme radical, une famille de Bourgoin-Jallieu récupère ses cinq enfants sous surveillance

Ce lundi 23 février, une juge a accepté de rendre ses cinq enfants à une famille de Bourgoin-Jallieu dont le père est mis en examen pour "violences aggravées" sur les deux enfants d'une autre compagne. Une affaire sur fond d'islamisme radical, selon la Justice. 

Aïcha, la mère des cinq enfants en bleu
Aïcha, la mère des cinq enfants en bleu © France 3 Alpes
Vers 14 heures, la juge des enfants a rendu son délibéré aux avocats des différentes parties. Elle a décidé de la mainlevée du placement des cinq enfants du couple, dont un nourrisson de 3 mois. En contrepartie, la famille bénéficiera d'une assistance éducative de plus d'un an, jusqu'au 29 février 2016. Les parents ont également interdiction de sortir du territoire. Lors du placement, le procureur de la République de Bourgoin-Jallieu, Cédric Cabut, avait expliqué: "Nous sommes sur une logique de protection des enfants face à des pratiques de la religion qui sont susceptibles de porter atteinte à leur sécurité morale et matérielle."

L'époux, bigame, est toujours soupçonné de violences sur deux autres enfants d'une autre compagne. Leur père a déposé plainte "pour des faits de maltraitance et de châtiments corporels liés à la pratique de la religion". Il s'occupe désormais des adolescents à Laval. La mère de ces adolescents est, quant à elle, partie en Tunisie. 

Reportage Céline Aubert et Jean-Pierre Rivet
durée de la vidéo: 01 min 53
Affaire des enfants placés à Bourgoin-Jallieu

Ce sont "des indices de radicalisation" et "une suspicion de départ à l'étranger" signalés par un établissement scolaire et la police qui ont motivé le parquet dans cette affaire. Aujourd'hui, le procurer déclare qu'il ne fera pas appel de la décision de la juge des enfants. Ces dernières semaines, Cédric Cabut a vivement réfuté les allégations "d'islamophobie d'Etat" avancées par la Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie (CRI) qui n'a pas manqué de se manifester autour de ce cas. Une militante se présentant du CRI s'était même installée à proximité du tribunal tant que les enfants n'étaient pas rendus à leur mère. Elle a été délogée.  

© Céline Aubert

 

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