VIDÉO - Pollution de l'air: la région Auvergne-Rhône-Alpes continue de suffoquer

L'année 2022 n'est pas encore finie que, déjà, son bilan est pire qu'en 2021 en termes de qualité de l'air en Auvergne-Rhône-Alpes. Notre région a connu 31 épisodes de pollution, contre 25 l'an dernier, et le dioxyde d'azote dans l'agglomération lyonnaise continue de dépasser les seuils limites fixés par l'Union européenne.

L'Etat français vient, une nouvelle fois, d'être condamné pour dépassement des seuils limites de pollution de l'air fixés par l'Union européenne. Parmi les agglomérations où les objectifs ne sont pas respectés, il y a Lyon, où les taux de dioxyde d'azote (NO2), ce gaz toxique qui est émis par le trafic routier, dépassent régulièrement les 40 microgrammes par m². Un jour comme les autres, le 17 octobre dernier à 9h du matin, on a mesuré 75 microgrammes à la station Lyon Périphérique d'ATMO Auvergne-Rhône-Alpes. La tendance est globalement à la baisse mais la pollution de fond demeure et la zone à faible émission (ZFE) est trop récente pour produire ses effets.

2022 pire que 2021

Autre source d'inquiétude pour nos poumons: les épisodes de pollution ont été plus nombreux en 2022 qu'en 2021. La faute à la météo qui a généré davantage d'ozone (produit par l'effet du rayonnement solaire) et qui a moins dispersé les particules fines. Sur l'ensemble de la région, à la date du 18 octobre 2022, on recensait 31 épisodes de pollution, contre 25 seulement en 2021. Le bassin lyonnais et le nord-Isère ont été touchés 17 fois, la vallée de l'Arve autour de Chamonix à 20 reprises et l'agglomération grenobloise 12 fois.

La situation est évidemment différente selon le département où l'on habite: le Cantal, la Haute-Loire ou l'Allier sont rarement concernés, au contraire des grandes villes. Quant au département de l'Ain, il souffre de sa proximité avec Genève à l'est et Lyon à l'ouest.

Les conséquences sur notre santé sont désormais établies. L'Agence régionale de la santé (ARS) a rappelé en septembre dernier que la pollution de l'air avait un impact à court terme, en irritant nos yeux ou nos voies respiratoires, en provoquant des crises d’asthme ou en aggravant les troubles cardio-vasculaires. Mais il y a aussi des effets à long terme: l'exposition aux polluants peut provoquer des cancers, des maladies cardiovasculaires et respiratoires, des troubles neurologiques...

L'aspirateur à pollution expérimenté au Danemark

Quant aux solutions, elles ne sont pas très nombreuses. La sobriété est évidemment à recommander, les polluants étant générés essentiellement par le transport routier, l'industrie, l'agriculture ou nos modes de chauffage. Dans la vidéo ci-dessous, voyez deux autres bonnes pratiques, mises en œuvre en Allemagne pour l'une, au Danemark pour l'autre.