Vins de Drôme : des raisins très sains en vendanges et l'espoir d'un millésime 2020 de qualité

Alors que les vendanges battent leur plein, les premières tendances permettent aux professionnels du vin d'espérer une bonne année 2020 en terme de qualité. Si le secteur est très touché par la crise sanitaire dans la Drôme, les demandes ont explosé cet été ce qui a permis d'éviter la catastrophe. 
"Nous sommes très sereins pour cette année" la confiance de Xavier Gomart, directeur de la Cave Coopérative de Tain-L'Hermitage permet d'espérer une belle année dans la Drôme. 

"On a de beaux raisins, des peaux fines... je pense à un millésime correct, si ce n'est bon voire très bon" ajoute-t-il, "les clignotants sont au vert"

Dans une interview publiée sur Twitter, Laurent Combier, propriétaire du domaine du même nom implanté au cœur de l’appellation Crozes Hermitage confirme : "Globalement, on est sur un très, très beau millésime, avec de belles aromatiques et une belle fraîcheur pour les blancs". 

Sur l'aspect économique, une très forte demande en juin, juillet et août absorbe une partie des pertes liées à la crise sanitaire à la cave de Tain-L'Hermitage. Les demandes ont fait un bond de 39% sur le mois d'août par rapport à 2019. 
 
Mais à plus grande échelle, les Côtes du Rhône sont toujours en recul sur l’année de -7.8%. 
Le recul des ventes est accentué par les hypermarchés qui, malgré une reprise en mai-juin, sont toujours en recul. 

"Durant la crise sanitaire les ventes se sont poursuivies en grandes et moyennes surfaces, notamment des AOP, mais ces dernières n’ont pas compensé les pertes en restauration" détaille Interhône qui rassemble les professionnels de la viticulture et du négoce de la Vallée du Rhône.

La sécheresse : force et faiblesse de 2020

A l'échelle nationale, 2020 s'annonce avec des rendements en faible hausse, mais beaucoup d'arômes car la vigne a à la fois souffert et profité de la sécheresse.
Selon un premier bilan sorti mardi 8 septembre, la France, deuxième pays du vin derrière l'Italie en volume mais premier en valeur, devrait produire 45 millions d'hectolitres en 2020 : c'est 6% de plus qu'en 2019 et 1% de plus que la moyenne des cinq dernières années, a indiqué, Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture.
   

Des distillations de crises accordées par Bruxelles 

Après la fermeture quasi-mondiale et simultanée des restaurants et cafés pendant le confinement et une chute brutale de consommation pendant quelques semaines, la plupart des régions viticoles ont dû gérer leurs excédents, soit en recourant à des distillations de crise permises par Bruxelles, soit à des stockages en attendant des jours meilleurs.
               

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vins culture gastronomie économie viticulture agriculture sécheresse météo