WEBDOC. Les Résistances - Du massif Central à la Méditerranée

Publié le Mis à jour le
Écrit par Nicolas Hugot
© DR - Joël Labat - Emmanuel Thery - Yann Rineau

L'Auvergne et le Languedoc-Roussillon ont leur histoire de la Résistance portée par des héros donne la parole à ces derniers témoins de l'armée des ombres et explore les fonds d'archives historiques. Un Web doc inédit à découvrir sur lesresistances.france3.fr

Au total, plus de 120 minutes de films révèlent l'engagement d'hommes et de femmes qui, de Moulins à Perpignan, ont fait le choix de lutter conte un régime liberticide, xénophobe et collaborationniste : l'Etat Français.

Théâtre des pires compromissions de la France avec l'Allemagne nazie, l'Auvergne et le Languedoc-Roussillon témoignent aussi d'actes de résistance parmi les plus décisifs. Aux premiers rangs des combattants se trouvent tous ceux que Vichy stigmatise : les Juifs, les communistes, les étrangers et notamment les Espagnols.
Marqué par un ancrage protestant autant que par une forte tradition ouvrière et sundicale, la Résistance, du Massif Central à la Méditerranée, arbore un visage aussi humain que combatif. Quand les paysans du Chambon-sur-Lignon sauvent la vie de centaines de Juifs, de jeunes hommes partent au Mont-Mouchet ou sur l'Aigoual, s'engager dans la bataille.
Des documents inédits enrichissent votre expérience interactive : animation 2D d’un fusil-mitrailleur STEN, lettre d’un lycéen au secrétaire d’Etat à la Jeunesse Georges Lamirand, papillons de propagande collaborationnistes, papillons et tracts de contre-propagande, galeries photo du Mur de la Méditerranée et de la tragédie de Paulhac-en-Margerid.

Un aperçu des films longs :

Du Massif central à la Méditerranée, Résister ! Ne pas collaborer
Ce film revient sur les spécificités de la Résistance en Auvergne et dans le Languedoc-Roussillon. S’y entremêlent les voix des nombreux témoins de l’épisode web-documentaire « du Massif central à la Méditerranée ».
Le 10 juillet 1940, les pleins pouvoirs sont accordés au Maréchal Pétain. Sous l’impulsion du « héros de Verdun », une nouvelle constitution est promulguée. Ce n’est plus la République, mais l’Etat français qui légifère à l’encontre des libertés démocratiques. De Vichy à Perpignan, un nouveau régime s’installe et avec lui une question pressante à chacun s’impose : collaborer ou résister ?
Théâtre des pires compromissions de la France avec l’Allemagne nazie, l’Auvergne et le Languedoc-Roussillon témoignent aussi d’actes de résistance parmi les plus décisifs. Quand les villes de Vichy et Riom rappellent à jamais un régime autoritaire qui fit le choix de la lâcheté et de la collaboration, celles du Chambon-sur-Lignon, Montpellier et Clermont-Ferrand offre leur décore aux engagements des plus humains et des plus combatifs. 

Claude Lanzmann, un résistant communiste à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
En octobre 1943, le futur réalisateur de Shoah, Claude Lanzmann, a 18 ans. Voilà un an que les Allemands occupent Clermont-Ferrand et qu’avec le concours des miliciens français, ils organisent la chasse aux patriotes. Les juifs eux aussi sont traqués et Claude Lanzmann le sait mieux que quiconque. Interne au lycée Blaise Pascal, il organise la lutte communiste au sein du lycée. Son groupe compte jusqu’à 200 membres, tous engagés dans les missions de contre-propagande. Bien que communiste, Claude Lanzmann est convié au rassemblement des maquis au Mont-Mouchet. Avec la bénédiction du Parti Communiste, il entraîne derrière lui une centaine de jeunes volontaires. Mais confronté à un soudain retournement des dirigeants communistes, il n’a d’autre choix que de rompre avec le Parti. Sa tête est mise à prix.

Ange Ayora, la répression de l'Etat français (Aude)
Le 17 juillet 1940, le régime de Vichy interdit aux enfants d’étrangers l’accès à la fonction publique. Fils d’immigré espagnol promis à une brillante carrière d’enseignant, Ange Ayora voit son rêve s’effondrer. Déterminé à réparer cette injustice, il entre dans la lutte et, en tant qu’agent de propagande, dénonce l’Etat français et sa politique aussi liberticide que xénophobe. Ange et ses camarades sont arrêtés le 9 octobre 1941 par le Service d'ordre légionnaire (SOL).  Ange Ayora passe deux années enfermées dans une cellule de la prison d’arrêt de Carcassonne avant d’être incarcéré à Eysses où sont regroupés tous des détenus politiques de la zone sud. En février 1944, à la suite d’une tentative d’évasion collective, Ange Ayora et ses codétenus sont livrés par la Milice à la division SS Das Reich. Pour lui, c’est la déportation. 

Cévennes, un jeune militaire entre en résistance (Gard)
Après l’armistice, le jeune militaire Jean Castan tente de poursuivre sa formation de radio navigant au sein de l’armée de Vichy. Vite découragé par le climat délétère des casernes, il passe avec arme du côté de la Résistance.  Or la Résistance cherche des hommes compétents et, à la demande de la direction départementale des maquis Cévenoles, Jean Castan assume le commandement du maquis Aire de Côte. Devenu chef militaire adjoint du regroupement Aigoual-Cévennes, il défile à la tête de 2 000 hommes dans Nîmes libérée, le 4 septembre 1944.

Ange Alvarez, les actions spéciales de « Jo le rouge » (Gard, Hérault)
Ange Alvarez est de ces communistes qui refusent et dénoncent le pacte de non-agression signé en août 1939 entre l’Allemagne et la Russie. Sa résistance commence à 15 ans, dans les mines d’Alès : il tracte, fait la grève, sabote, dynamite.  Fougueux, voire téméraire, celui qu’on appelle « Jo » se distingue et, très vite, le PC clandestin le charge d’actions très spéciales. « Jo le rouge » mène de nombreux attentats contre les officiers allemands avant d’être arrêté par la Gestapo. Dans le train fantôme en partance pour Dachau, Ange n’a pas dit son dernier mot et, prenant tous les risques, parvient à s’enfuir. Jamais à court d’action, il prend le maquis, libère Béziers, Montpellier et s’engage pour reconquérir l’Espagne aux côté de ses camarades Républicains.

Tous au Mont-Mouchet ! Rassemblement des maquis auvergnats (Lozère, Cantal, Haute-Loire)
Aux confins de la Lozère, du Cantal et de la Haute-Loire, sur le plateau du Mont-Mouchet, s'organise au printemps 1944 un rassemblement des plus importants de la Résistance intérieure. 2 700 hommes venus de toute l’Auvergne et de la Lozère convergent vers les hauteurs de la Margeride.
Albert Saint-Léger, Jean-Robert Lindron et Raymond Dutheil en sont. Affectés à différentes compagnies, ils livrent un récit à trois voix sur les événements de ce printemps 1944 qui vit les maquisards du Mont-Mouchet essuyer les assauts successifs des colonnes allemandes les 2, 10 et 11 juin.

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