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Plastimo : C'est Alliance Marine qui reprendra l'entreprise

Le tribunal de commerce de Lorient a rendu sa décision ce matin, c'est l'offre du groupe Alliance Marine qui a été préférée à celle de Stravos Lalizas, P-DG du groupe éponyme. 
Les salariés de Plastimo apprennent la décision du tribunal
Les salariés de Plastimo apprennent la décision du tribunal © S.Y
L'offre du P-DG d'Alliance Marine, clairement préférée d'une bonne partie des salariés, maintient 58 emplois à Lorient et un Six-Four, près de Toulon dans le Var, siège du groupe. Les syndicats sont satisfaits, ils craignaient que l'autre repreneur potentiel le Chypriote Stravos Lalizas rachète la marque et délocalise la production. Reste que près d'une centaine de salariés vont être licenciés.

Voici le reportage de Stéphane Yzad et Fabien Delaury

Plastimo repris par Alliance Marine
Plastimo, c'est quoi?

C'est à Lorient que l'histoire de Plastimo a démarré en 1963. La PME fabrique alors des compas, des radeaux de survie, des gilets de sauvetage... Elle se développe dans le sillage des leaders français du nautisme, Jeanneau ou Bénéteau alors que le nautisme et la plaisance se démocratisent. Au milieu des années 2000, le groupe devient Plastimo-Navimo, et fédère une dizaine de PME. En juin 2010, la situation financière n'est pas bonne : la crise de 2008 a entrainé une chute de 40% des ventes. Albert Journo est appelé à la rescousse. À son arrivée en juin 2009, il était parvenu à faire passer la dette du groupe de 120 à 9 millions d'euros, au prix d'un plan de redressement douloureux, impliquant notamment 63 licenciements à Plastimo. Depuis, les syndicats avaient régulièrement tiré la sonnette d'alarme, jusqu'au dépôt de bilan, fin mai. 


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