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Victime d'une escroquerie, la commune de Sens-de-Bretagne a 207 tonnes de pneus sur les bras

207 tonnes de pneus attendent que l'on vienne les chercher à Sens-de-Bretagne
207 tonnes de pneus attendent que l'on vienne les chercher à Sens-de-Bretagne

Une cinquantaine d'agriculteurs du pays d'Aubigné ont leurs pneus usagés en vue d'une recyclage, et se sont acquitté d’une taxe en fonction du tonnage. Mais l'entrepreneur, introuvable aujourd'hui, n'est jamais venu les chercher.

Par avec Benoît Le Vaillant

L'Histoire remonte au mois de juin dernier. A l'initiative de la Chambre d’agriculture d’Ille-et-Vilaine, une cinquantaine d'agriculteurs du pays d'Aubigné déposent leurs pneus dans des coopératives, s’acquittent d’une taxe en fonction du tonnage. Mais l'entrepreneur, introuvable aujourd'hui, n'est jamais venu les chercher.

Résultat, 207 tonnes de pneus restent abandonnés sur deux terrains communaux à Sens-de-Bretagne et Gahard. L’entrepreneur indélicat a lui disparu, non sans avoir empoché la coquette somme de 15 000 € (7500 euros versés par la communauté de communes du Pays d'Aubigné, qui s'était engagé à soutenir les agriculteurs dans cette démarche environnementale, et 75000 euros par les agriculteurs, au prorata de leur tonnage de pneus).

Alexandre Lecru n'en serait pas à son premier fait d'armes

En fait, deux contrats de ramassage de ce type avaient déjà été réalisés sur deux autres communautés de communes d'Ille-et-Vilaine, et s'étaient bien déroulés. Du moins, le croyait-on. Car c'est en fait un transporteur qui était venu chercher les pneus et Lecru Environnement devait les récupérer chez ce transporteur. Il n'est jamais venu non plus, tout en ayant encaissé l'argent.

Alexandre Lecru a officiellement créé sa société en mars dernier, et a déjà une trentaine de plaintes sur le dos selon les agriculteurs que nous avons pu contacter. En tout, la somme de ses escroqueries s'élèveraient à 200 000 euros.

Au-delà du volet judiciaire, il y a un problème environnemental. A Sens-de-Bretagne, le maire craint que l'on utilise le terrain comme une décharge, que quelqu'un vienne mettre le feu, lsans compter la décomposition des pneus très néfaste pour le sol.

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L'interview du maire de Sens-de-Bretagne
Benoit le Vaillant/Vincent Bars


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