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La tablette, ma nouvelle copine

Une sociologue d'Orange Labs a effectué une enquête sur un panel de 20 familles entre Paris et Rennes, heureuses propriétaires d'une tablette. Manifestement, c'est la nouvelle amie de la famille. 

Par Stéphane Grammont

Sandrine Ville Eber a observé à la loupe l'introduction d'une tablette en milieu domestique. Premier constat: elle est immédiatement adoptée. Voire, séquestrée. Elle ne quitte pas souvent la vingtaine de foyers observées en juin dernier pour cette enquête qualitative auprès d'utilisateurs "types", la première du genre.

C'est MA tablette!

Cette petite chose plate, plus pratique qu'un smartphone, plus portable qu'un portable, à tendance à devenir la prolongation de soi. Grâce a un carnet de bord, Sandrine Ville Eber à pu suivre la tablette passer de main en main dans la famille. Les enfants vont sur Gulli, les ados sur Facebook, maman en à besoin en cuisine pour sa nouvelle recette, Papa, lui, accompagne tout ce ballet avec le sourire en consultant ses mails ou le programme télé. Ça, c'est la version Disney.
Prenez les mêmes, dans la vraie vie: maman rêve de cocooner au lit, les enfants se la disputent, et Papa en revendique la propriété! "La tablette passe facilement de main en main, elle sert aussi à partager des information" tempère Sandrine Ville Eber, "mais elle est très convoitée par les enfants, et ça, ce n'est pas toujours du goût des parents."

Partout, tout le temps

La tablette, on la prends, sans même savoir ce qu'on va y faire. C'est le constat partagé par le panel de cette étude, "C'est l'outil de tout les instants, qui comble tout les vides" précise la sociologue, "et j'ai l'impression que c'est quelque chose d'assez nouveau pour nous". Orange labs veut en effet connaitre les usages des tablettes pour ensuite proposer des contenus. Si au départ l'étude, qui date de juin dernier, était orientée autour de l'audiovisuel, son enseignement dépasse ce cadre là.

Néanmoins, on y apprend toutefois que cette nouvelle lucarne dans la maison change aussi la donne en matière de télé... et de radio.

La tablette se déplace dans la maison. A chaque lieu, un usage différent. On y écoutera la radio (ou une chaine d'info), dans la salle de bain. Et, confidence sur l'oreiller, on la consulte énormément au lit! Toujours sans but précis, on la consulte "pour se détendre avant de se coucher". L'objet est tellement omniprésent que "certains adoptent des stratégies de déconnexion: par exemple: après 21h, je l'éteint, ou: pas devant un film!".
Toujours au lit, on y regarde volontier des programmes de rattrapage, ou alors de petites vidéos, "ce que j'appelle l'exploration curieuse". Chez les femmes, c'est le home sweet home-cinema. "Un soir j'avais trois mères de familles, qui au même moment, au lit, regardaient une série!".

Devant la télé

Et malgré cela, la télé ne perd pas de son importance dans le salon. La tablette la réhabiliterai presque. Pour la moitié des actions sur la tablette recensée par les carnets de Sandrine Ville Eber, la télévision était allumée en même temps, "certains même ne consultent la tablette que devant la télé". Elle devient alors le compagnon idéal: parce qu'on y consulte les guides de programmes, bien sûr, parce qu'"un seul objet ne suffit pas" et qu'on y joue en même temps à un jeu. Enfin, parce qu'elle permet d'accompagner un programme choisit par le conjoint. "Cela complète merveilleusement l'activité télévisuelle" explique Sandrine Ville Eber, car de la même manière on la consulte dans une position semi-allongée. 

La tablette de monsieur et madame tout le monde est pour la paix des ménages et rapproche monsieur de madame. Qui s'en serait douté?

L'interview de Sandrine Ville Eber


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