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Armor Lux a contesté l'attribution du marché des uniformes de la police au tribunal administratif de Paris

Derrière ses fenêtres, les plaidoiries des avocats devant le tribunal administratif de Paris
Derrière ses fenêtres, les plaidoiries des avocats devant le tribunal administratif de Paris

Armor-Lux conteste l'attribution du marché à GDF-Suez et a défendu ses arguments devant le tribunal administratif de Paris. La PME Bretonne a perdu ce contrat d'uniformes pour 120 000 fonctionnaires. Le jugement sera rendu lundi ou mardi.

Par Stéphane Grammont

Armor-Lux, éphémère symbole du "made in France", a contesté ce mardi devant le tribunal administratif de Paris les conditions d'attribution du marché des uniformes de la police dont elle a été évincée au profit du groupe GDF-Suez. Depuis 2008, Armor-Lux habillait les 120.000 policiers du territoire pour un marché total de 20 millions d'euros hors taxes sur 5 ans. 

Le débat a porté sur les arguments techniques, puisque le ministère de l'Intérieur avait jugé l'offre d'Inéo "meilleure" que celle d'Armor Lux, "sur le plan de la performance financière comme de la performance technique".

Pour l'avocate d'Armor-Lux, Sophie Lapisardi, "le périmètre est identique à celui de 2008" et a contesté devant le juge des référés le recours au "dialogue compétitif", procédure dérogatoire à l'appel d'offres d'ordinaire réservé aux dossiers complexes. L'avocat d'Inéo Support Global, Jean-Sébastien Oriou, a rétorqué que "le marché n'est pas équivalent au précédent, car il comporte des prestations complémentaires complexes" dont le recyclage des vêtements en fin de vie. La sous-directrice du contentieux au ministère de l'Intérieur, Pascale Léglise, a elle justifié le recours à la procédure de "dialogue compétitif" par la volonté d'"assurer que les policiers auront les équipements en temps et en heure". Tout en se défendant de "faire un procès à Armor", elle a cité l'exemple des bottes sur mesure, une opération complexe selon elle nécessitant la prise d'empreintes.


un doute sur "l'impartialité" de la procédure


Derrière ses considérations techniques, ce sont des "liens notoires" entre le cabinet conseil du ministère sur ce dossier, Kurt Salmon, et DGF-Suez qu'ont mis en avant l'avocate d'Armor Lux. Une accusation balayée par l'avocat d'ISG qui a qualifié ces relations d'"épisodiques".

L'ordonnance du juge est attendue pour vendredi ou lundi. 

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