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Surprise aux Assises du Finistère : le radiologue ne se présente pas au tribunal

© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne

L'ancien radiologue de Quimperlé (29), qui comparaissait libre depuis lundi devant les Assises de Quimper, ne s'est pas présenté ce matin au tribunal. Accusé de viols et d'atteintes sexuelles sur 32 patientes, il était hier passé aux aveux. le procès est renvoyé.

Par Krystel Veillard avec l'AFP

Dernier jour du procès de l'ancien radiologue de Quimperlé ce matin aux Assises du Quimper. Coup de théâtre, le prévenu ne se présente pas et reste introuvable. Comparaissant libre, il s'était jusqu'ici présenté sans problème devant la cour d'assises. En tout, 34 femmes, dont 32 entre 2005 et 2006, auraient été victimes de viols ou d'atteintes sexuelles par l'ancien chef de service de l'hôpital de Quimperlé.

La cour a décidé en fin de matinée de renvoyer le procès.

Le radiologue avait été mis en détention provisoire de juin 2007 à avril 2008, avant d'être placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'exercer. Mohammed Frehat, 55 ans, est accusé par trente-deux jeunes femmes d'agressions sexuelles et de viols qu'il aurait commis dans le cadre de ses fonctions de radiologue au centre hospitalier de Quimperlé (Finistère). Parmi celles-ci, huit étaient mineures au moment des faits présumés, dont deux âgées de moins de 15 ans. Au total, 37 faits lui sont reprochés, 28 de viols et neuf d'attouchements.
L'accusé, père de deux filles, exerçait la radiologie au Centre hospitalier de Quimperlé depuis 2002.
En mai 2005, deux de ses patientes avaient porté plainte pour des agressions sexuelles présumées commises lors d'examens médicaux. Mais les plaintes avaient été classées sans suite. Sa hiérarchie lui avait demandé cependant de ne plus pratiquer aucun examen radiologique seul. En 2006, de nouvelles plaintes pour des faits de même nature avaient été déposées. La justice avait alors interdit au radiologue de pratiquer toute mammographie ou échographie vaginale. Violant cette interdiction, le médecin aurait continué de réaliser des échographies par voie endovaginale, parfois sur des mineures en l'absence de l'autorisation des parents, suscitant de nouvelles plaintes.

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